Ce samedi 12 juillet à Ntoum, les mots auront le dernier mot. Dans la salle du CLAC, la Maison de la Femme se fera théâtre d’idées, d’arguments et de convictions. Le Concours d’Éloquence SAMEAU s’annonce comme un moment fort. Une jeunesse qui parle, un public qui écoute, une société qui, peut-être, commence à se regarder autrement.
Ils ont entre 15 et 25 ans, et une chose en commun. Ils croient en la force des mots. Ce samedi à 9h00, au cœur de Ntoum, ces jeunes prendront place face au micro, debout devant un public et un jury. Mais ce ne sont pas des comédiens, ce sont des citoyens. Leurs discours ne sont pas écrits pour séduire, mais pour secouer, convaincre, éveiller.
C’est la toute première édition du Concours d’Éloquence SAMEAU, nouveau rendez-vous de la 5e édition du Salon des Métiers des Arts et de la Culture. Un concours, oui. Mais surtout une tribune libre, engagée et courageuse, offerte à ceux qu’on écoute trop rarement.
En quelques minutes, chaque finaliste devra défendre une idée, un combat, une vision du monde. Des sujets brûlants, justice sociale, environnement, éducation, patrimoine. Portés avec fougue par ceux qui en vivront les conséquences. Ils ne récitent pas, ils incarnent.

Cette initiative n’aurait pas vu le jour sans la confiance et l’engagement de partenaires clés. Le 10 juillet dernier, l’équipe de Gab’Kulture Event, organisatrice du SAMEAU, a été reçue par les Éditions Ntsame, maison emblématique du paysage culturel gabonais.
Son Directeur Général, Anthony Franck Evouna, a fait bien plus qu’exprimer son soutien : il l’a matérialisé. Une contribution de 500 000 FCFA et des lots d’ouvrages offerts aux lauréats témoignent de cette foi en la jeunesse qui s’exprime et en une culture vivante, enracinée, résolument tournée vers l’avenir.
L’entrée est libre. Et précieuse. Chaque siège occupé, chaque regard attentif, chaque main qui applaudit fera partie de cet élan. Car ce n’est pas qu’un concours, c’est une communauté rassemblée autour de la parole.
Et si ces discours parvenaient à déclencher autre chose ? Une prise de conscience, un changement de perspective, une envie de s’impliquer ? Ce samedi, le CLAC sera plus qu’une salle, il sera l’écho des espoirs d’une génération.
À Ntoum, ce samedi, les jeunes n’attendent plus qu’on leur donne la parole, ils la prennent. Avec force, clarté et élégance. Et si l’on tend bien l’oreille, on y entend peut-être l’avenir qui s’exprime.
Clemy
