Makokou, l’éveil d’un hôpital oublié

Longtemps plongé dans le silence et l’oubli, l’hôpital de Makokou renaît de ses cendres. Sous l’impulsion d’un engagement présidentiel fort, le centre épidémiologique d’Edoung-Avion entame une profonde métamorphose. Cette renaissance marque un tournant décisif dans la politique sanitaire du Gabon.

À Makokou, les marteaux résonnent, les échafaudages s’élèvent, et l’espoir reprend racine. Le centre, autrefois fleuron de la lutte contre les endémies, sort de l’abandon. Aujourd’hui, il fait l’objet d’une réhabilitation ambitieuse, portée par la volonté du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema de faire de la santé un droit fondamental.

Les transformations sont visibles. Les murs fissurés cèdent la place à des infrastructures modernes. Les salles de soins, rénovées, s’équipent de technologies de pointe. Blocs opératoires, laboratoires, unités d’imagerie. Tout est repensé pour répondre aux standards actuels. Surtout, l’accueil se veut désormais inclusif, comme en témoignent les nouvelles rampes d’accès, une première dans la région.

« On pensait que c’était fini. Mais aujourd’hui, on voit du concret. Ce n’est plus un rêve », confie, ému, un agent technique.

Au-delà des infrastructures, c’est une mission de service public qui se redéfinit. Jadis centré sur les maladies tropicales, le centre élargit désormais son champ d’action. Pandémies émergentes, soins spécialisés, surveillance épidémiologique renforcée. Makokou ne sera plus seulement un hôpital, mais un véritable pivot sanitaire pour le nord-est du Gabon.

Cette renaissance tourne la page des années d’oubli. Elle incarne l’engagement d’un Gabon résolument tourné vers l’accès équitable à la santé pour tous. Le Chef de l’État l’a rappelé avec force « Chaque citoyen doit pouvoir se soigner dignement, où qu’il soit. »

Dans quelques semaines, les couloirs de l’hôpital vibreront à nouveau des pas des soignants et des voix des patients. Et avec eux, renaîtra une promesse trop longtemps mise entre parenthèses, celle d’un pays qui prend soin des siens. À Makokou, l’avenir s’écrit désormais en lettres de santé, de justice et d’humanité.

Jean 1er

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