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Élections législatives dans le 1er arrondissement de Libreville : Lionel Erwin DIAMBOU dénonce une « mascarade électorale »

Candidat malheureux aux législatives du 27 septembre dernier dans le 1er siège du 1er arrondissement de Libreville, Lionel Erwin DIAMBOU, membre du Bureau Politique du Parti Démocratique Gabonais (PDG), est sorti de son silence ce 9 octobre. Dans une déclaration publique, il a dénoncé de graves irrégularités ayant, selon lui, entaché la sincérité du scrutin.

Il a d’abord tenu à exprimer sa gratitude : à Dieu, à sa famille, à ses amis, mais surtout aux militants du PDG qui lui ont accordé leur confiance. « Ma candidature est la preuve que le PDG a entendu les critiques sur l’entre-soi », a-t-il déclaré, soulignant que sa proximité avec les populations d’Alibandeng a été déterminante dans son choix.

Mais très vite, le ton se durcit. DIAMBOU pointe du doigt une situation troublante, la présence, sur la liste adverse (UDB), d’un suppléant encore officiellement membre du PDG au moment du dépôt des candidatures. « Il n’a jamais reçu son quitus de libération du parti. Selon nos statuts, il était toujours des nôtres », affirme-t-il. Une situation qui, selon lui, mérite l’attention des autorités compétentes.

Au-delà de cette anomalie, il dénonce une série de manquements graves. Bourrages d’urnes, Vote de personnes absentes, sans procuration, Achat de voix, Intimidations dans certains bureaux, Absence de mandataires, Composition fantaisiste de plusieurs bureaux de vote

Des pratiques qu’il qualifie de frauduleuses et indignes d’un processus démocratique. « Ce scrutin, c’était une mascarade », tranche-t-il.

DIAMBOU en appelle directement au Président de la République, garant de la cohésion nationale. « Un homme élu démocratiquement, soutenu par tout un peuple, a-t-il besoin de voir son image ternie par de telles pratiques à la base ? », s’interroge-t-il.

Dans un appel solennel, il réclame que « la vérité des urnes soit rétablie » dans ce siège. Un combat qui, dit-il, dépasse sa personne « Il en va de la crédibilité de nos institutions. »

Loin d’un simple recours post-électoral, la déclaration de Lionel Erwin DIAMBOU met en lumière le malaise persistant autour des scrutins, en dépit des promesses de réformes et d’une gouvernance apaisée. Cette prise de position pourrait bien relancer le débat sur la transparence électorale, le rôle des partis politiques et l’urgence d’un cadre démocratique renforcé. Reste à savoir si son appel trouvera un écho.

Jean 1er

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