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Financial Times Africa Summit : À Londres, le Gabon fait entendre sa voix

Mandaté par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a porté haut la vision d’un Gabon transformé, résilient et durable lors du Financial Times Africa Summit 2025 à Londres. Entre attractivité économique, innovation verte et souveraineté nationale, le pays entend redéfinir sa trajectoire sur l’échiquier africain et mondial.

Le Financial Times Africa Summit rendez-vous incontournable des décideurs économiques du continent, s’est tenu les 21 et 22 octobre. Devant un parterre de leaders africains, d’investisseurs et d’acteurs institutionnels, Alexandre Barro Chambrier a présenté les grandes orientations de la stratégie gabonaise. Une économie centrée sur la transformation locale, la création d’emplois qualifiés et la valorisation du capital humain.

« Le potentiel économique du Gabon permettra de générer une croissance partagée grâce à l’investissement dans le capital humain. Construction d’unités de soins, infrastructures de formation et renforcement des mécanismes de solidarité sociale », a-t-il affirmé, soulignant la priorité donnée à l’humain dans le modèle national

Le vice-président du gouvernement a insisté sur la nécessité de rompre avec le modèle extractif classique. Le Gabon, a-t-il déclaré, doit s’affirmer comme une économie innovante, fondée sur la valeur ajoutée et la transformation locale de ses ressources naturelles un pilier essentiel de la vision du président Oligui Nguema pour un pays souverain, prospère et durable.

Le message est limpide, le Gabon ne veut plus être simplement un exportateur de richesses brutes, mais un créateur de valeur ajoutée. Dans un contexte mondial où les ressources naturelles sont convoitées, le pays choisit de maîtriser sa trajectoire et de transformer ses atouts en leviers de souveraineté économique.

Au cœur de cette stratégie, l’économie verte et bleue, déjà inscrite dans l’ADN du pays. Précurseur dans la lutte contre le changement climatique, le Gabon plaide pour une reconnaissance concrète des efforts consentis par les nations qui préservent leurs forêts et leur biodiversité au bénéfice de la planète entière.

« Nous défendons un développement qui conjugue respect de la nature et prospérité partagée », a rappelé le vice-président, en écho à une conviction désormais profondément gabonaise.

Mais l’ambition écologique ne suffit pas. Pour attirer les investisseurs et garantir la stabilité, le pays s’est engagé dans une refonte en profondeur de ses cadres économiques et juridiques. Le Code des investissements est révisé, les secteurs forestier, minier, pétrolier et gazier se modernisent, et de nouvelles zones économiques spéciales voient le jour pour accueillir l’industrie de demain.
Ces réformes, a-t-il souligné, traduisent la volonté du Gabon de bâtir un environnement d’affaires transparent, sécurisé et compétitif, où l’innovation peut prospérer.

Loin des discours convenus, la prestation d’Alexandre Barro Chambrier à Londres avait le souffle d’une renaissance africaine. Celle d’un pays qui, fort de ses forêts, de ses talents et de sa stabilité retrouvée, veut se hisser parmi les nations pionnières d’un développement équilibré entre croissance et conscience, valeur et vertu.

Dans cette métamorphose, le Gabon ne cherche pas seulement à se réinventer, il veut inspirer. Car au-delà des chiffres et des réformes, c’est une conviction qui s’impose. L’avenir de l’Afrique se jouera sur sa capacité à transformer ses richesses en dignité partagée.

Jean 1er

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