Les coupures de courant se multiplient. Les nerfs lâchent. Et le président Brice Clotaire Oligui Nguema dit stop. Vendredi 14 novembre, il a convoqué en urgence la direction d’Aggreko à Libreville. L’Objectif est d’obtenir des réponses immédiates à une crise électrique qui pénalise le pays et alimente la colère populaire.
Le chef de l’État a fixé le ton dès l’ouverture de la réunion. Fermeté, exigence, urgence. Pour lui, la sécurité énergétique n’est plus un simple dossier technique. C’est une priorité nationale. Une question de stabilité sociale. Et surtout, une responsabilité que plus personne ne peut éluder.
Aggreko Gabon, qui fournit près de 30 % de l’électricité du Grand Libreville avec la SEEG, est au centre de la tempête. Ses installations, essentielles au réseau, peinent à suivre. Résultat, des pannes à répétition et un climat d’exaspération.
Face au président, le directeur général de l’entreprise a reconnu des « insuffisances » et évoqué des « dysfonctionnements techniques et organisationnels ». Un aveu rare. Accueilli par Oligui Nguema avec lucidité, mais sans indulgence. Le chef de l’État veut des actions. Pas des excuses.
Sous pression, Aggreko a annoncé une série de mesures. La plus marquante, la nomination d’un nouveau directeur général gabonais. Une décision destinée à accélérer les réformes internes, améliorer la réactivité et renforcer la coordination avec les autorités.
Reste une question essentielle, ces engagements seront-ils suivis d’effets visibles ? Le président a prévenu. Il exige des résultats rapides, concrets, mesurables. Le temps des promesses est révolu. Celui de l’efficacité commence.
Clemy
