En investissant son nouveau Gouvernement le 5 décembre 2026, le Président de la République envoie un signal fort. L’heure n’est plus à la transition, mais à l’action. Entre reconduction de figures clés et arrivée de nouveaux profils, l’exécutif se met en ordre de bataille pour affronter les défis de l’après-transition.
Ils sont désormais 29 membres, contre 30 dans la précédente équipe. Un ajustement numérique léger, mais politiquement significatif. Sur l’ensemble, seize ministres sortants conservent leur portefeuille, gage de continuité et d’expérience, tandis que treize nouveaux entrants viennent insuffler un souffle nouveau à l’action gouvernementale.
La représentation féminine, avec neuf femmes, reste stable. Une parité symbolique qui marque un effort constant, même si elle demeure encore partielle au regard des attentes sociétales.
La cérémonie d’investiture, empreinte de solennité, s’est déroulée devant la Cour constitutionnelle. Chaque ministre, à tour de rôle, a prêté serment de respecter la Constitution, d’exercer ses fonctions avec loyauté et rigueur, et de préserver le secret des dossiers classifiés. Un rituel fort, qui rappelle l’exigence de responsabilité dans un contexte post-transition où la stabilité institutionnelle reste un enjeu majeur.
Mais ce remaniement va bien au-delà d’un simple jeu de chaises musicales. La création d’un ministère délégué au Budget, rattaché au département de l’Économie et des Finances, témoigne d’une volonté affirmée d’améliorer la gestion des ressources publiques et de renforcer la discipline budgétaire. Par ailleurs, la redéfinition des attributions de certains ministres d’État vise à fluidifier la coordination gouvernementale et à accroître l’efficacité de l’action publique.
Pour de nombreux analystes, l’équilibre est savamment calculé : préserver l’expertise des anciens tout en intégrant de nouvelles compétences capables d’impulser les réformes attendues. Un message politique sans ambiguïté se dégage : la transition est désormais close, place à un gouvernement pleinement opérationnel, tourné vers les résultats.
Entre continuité assumée et renouveau maîtrisé, ce nouveau Gouvernement incarne la stratégie présidentielle, stabilité, expertise et loyauté au service d’une gouvernance plus efficace. Reste désormais à transformer cette architecture politique en réponses concrètes aux défis économiques et sociaux qui attendent le pays.
Jean 1er
