Alerte arnaque : la Douane gabonaise dément une fausse vente aux enchères de véhicules

Depuis quelques jours, Facebook et d’autres plateformes numériques relaient un prétendu communiqué annonçant une vente aux enchères publiques de véhicules organisée par la Douane gabonaise. L’information, largement partagée, a rapidement suscité l’intérêt de nombreux internautes, attirés par la perspective d’acquérir des véhicules à moindre coût.

Après vérification auprès des services compétents, le constat est sans équivoque, aucune vente aux enchères n’est programmée pour le mois de janvier. Le document en circulation est un faux.

Conçu pour tromper, ce communiqué imite les codes visuels de l’administration douanière : cachet officiel, signature du Directeur général et mise en page soignée. Tout est pensé pour donner une illusion de crédibilité. Cependant, une analyse attentive révèle de nombreuses incohérences administratives ainsi que des éléments graphiques manifestement scannés.

Selon une source à la Direction régionale de la Douane de Libreville, il s’agit d’une manœuvre récurrente. « Des individus exploitent l’image de la Douane pour monter des réseaux d’escroquerie. L’administration est structurée et ne communique que par des canaux officiels clairement identifiés », précise-t-elle. La dernière vente aux enchères officielle, organisée en septembre, avait d’ailleurs fait l’objet d’une communication publique transparente.

L’objectif de cette fraude est d’attirer les victimes dans une procédure fictive afin de leur soutirer de l’argent. La Douane gabonaise souligne qu’elle ne saurait être tenue responsable des préjudices subis par les personnes qui s’engageraient dans ce processus frauduleux.

Face à la recrudescence de ces tentatives d’arnaque, l’administration appelle à redoubler de prudence. Toute information relative aux ventes publiques doit impérativement être vérifiée auprès des sources institutionnelles.

Cette nouvelle affaire illustre la professionnalisation des réseaux d’escroquerie numérique et leur capacité à exploiter la crédulité collective. À l’ère des réseaux sociaux, la vigilance n’est plus une option, mais une nécessité.

Clemy

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