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Double audience au Palais présidentiel : Makokou en chantier, le Gabon à l’honneur à Addis-Abeba

À six mois de la célébration de la Journée de la Libération, le Chef de l’État imprime le tempo. Entre préparation des grands chantiers à Makokou et reconnaissance internationale du leadership gabonais, la journée du 10 février 2026 illustre une ambition claire, bâtir, transformer et projeter le Gabon au cœur du renouveau africain.

Reçue au Palais , la Présidente du Sénat, Huguette Nyana épouse Awori, est venue rendre compte de l’état d’avancement des préparatifs du 30 août prochain à Makokou. Mais derrière l’événement, c’est tout un territoire qui se redessine. Bâtiment administratif, marché municipal moderne, réhabilitation d’infrastructures, consolidation des équipements sociaux,  la célébration se mue en véritable programme d’investissement. La province de l’Ogooué-Ivindo n’est plus seulement l’hôte d’une fête nationale ; elle devient le laboratoire d’une politique de rééquilibrage territorial.

Le choix d’une commémoration itinérante procède d’une lecture politique du territoire : il s’agit de faire circuler l’État pour mieux en diffuser les effets. Chaque étape devient une occasion pour corriger les fractures d’accès, désenclaver les localités et injecter des infrastructures durables là où l’histoire a parfois laissé des marges. L’acte mémoriel cesse d’être uniquement symbolique ; il acquiert une portée structurelle.

Dans le même temps, la scène internationale renvoie au pays une image renouvelée. La rencontre avec Amadou Diagne, ambassadeur itinérant et émissaire du président gambien Adama Barrow, prolonge cette dynamique. Les conclusions du Forum des investisseurs africains de Dubaï  où le Gabon était invité d’honneur ainsi que l’attribution du « Prix de l’Espoir et de l’Engagement », qui sera remis lors du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine prévu à Addis-Abeba les 14 et 15 février 2026, consacrent une séquence diplomatique marquée par la recherche de stabilité et de lisibilité économique.

Ainsi se dessine une double trajectoire. Consolidation interne, projection externe. D’un côté, l’investissement matériel dans les territoires ; de l’autre, la quête d’une légitimité continentale. Entre Makokou et Addis-Abeba, le fil conducteur demeure le même, restaurer la confiance celle des citoyens par l’action concrète, celle des partenaires par la constance institutionnelle.

La Journée de la Libération apparaît dès lors comme plus qu’un souvenir partagé. Elle devient un point d’appui stratégique, une date charnière autour de laquelle s’organise un récit d’État, celui d’un pays qui entend transformer la commémoration en moteur de développement et inscrire son renouveau dans le temps long africain.

Jean 1er

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