Ce 11 février 2026, le Pr. Augustin Emane, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et défenseur des droits humains, a visité la prison centrale de Libreville dans le cadre d’une mission d’observation et de dialogue. L’objectif était de rencontrer le personnel pénitentiaire, d’évaluer les conditions de détention et de réfléchir à l’avenir de ces infrastructures.
Accueilli par le commandant en chef en second, représentant le général Jean Germain Effayong, empêché, le ministre a d’abord échangé avec l’équipe dirigeante avant d’effectuer une visite détaillée des installations.
Chaque espace visité reflète une ambition de modernisation, le PC, la compagnie de musique et d’intervention, la Maison des droits de l’homme avec son magasin multifonction, sa boulangerie-pâtisserie et son restaurant, la maison d’arrêt des femmes, la brigade cynophile, le poste de surveillance GISP, le service de santé, l’École nationale de la sécurité pénitentiaire et le service greffe, récemment modernisé grâce à la numérisation impulsée par le général Effayong. La visite s’est poursuivie à la prison des mineurs, jusqu’à la cour d’honneur où l’hymne national a résonné, pour s’achever à la maison d’arrêt des détenus de droit commun.
Depuis sa prise de fonction, le général Effayong s’affirme comme un bâtisseur visionnaire. Sous sa direction, l’hygiène, la discipline et les conditions de travail se sont considérablement améliorées. La réinsertion des détenus constitue la pierre angulaire de sa stratégie, déclinée à travers des ateliers de menuiserie, coiffure, restauration et boulangerie, offrant aux pensionnaires la possibilité de se former et de préparer leur retour à la vie active.
Une autre innovation majeure permet désormais aux familles de contribuer directement au bien-être de leurs proches. La Maison des droits de l’homme facilite l’envoi de vivres via Mobile Money, avec un système sécurisé garantissant que chaque colis parvienne à son destinataire.
Le ministre Emane a également abordé la question de la surpopulation carcérale. La prison de Libreville accueille aujourd’hui 3 500 détenus, largement au-delà de sa capacité. Une commission spéciale a été mise en place pour identifier ceux pouvant recouvrer rapidement leur liberté.
Le ministre, après avoir salué les efforts de réinsertion sociale, a rappelé que celle-ci dépasse le cadre de l’administration pénitentiaire : « Le jeune qui passe son bac ici doit retrouver sa place dans la société à sa sortie. » Selon lui, la réinsertion est un devoir collectif, impliquant à la fois l’État et la société civile.
Cette visite illustre la dynamique actuelle des prisons gabonaises ainsi que la volonté du gouvernement et du commandant en chef de la sécurité pénitentiaire de les moderniser et de les humaniser, dans le but de créer des institutions plus sûres et véritablement axées sur la rédemption et la réinsertion des détenus.
Clemy
