Le Gabon a quitté le top 10 des pays africains les plus endettés auprès du FMI, reflet des efforts du gouvernement pour stabiliser l’économie, diversifier les sources de financement et renforcer l’attractivité du pays.
Selon le Fonds monétaire international, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Ghana restent en tête de ce classement. L’absence du Gabon y est perçue comme un signe positif par les analystes économiques.
Cette amélioration résulte des stratégies mises en œuvre par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Le gouvernement privilégie une gestion proactive de la dette, le recours au marché obligataire régional de la CEMAC et des partenariats bilatéraux, notamment avec la Chine.
Le contexte demeurait toutefois fragile. En décembre dernier, Fitch Ratings avait abaissé la note souveraine du Gabon à CCC–, évoquant un endettement jugé « excessif » et la hausse des dépenses publiques sous la pression sociale. Les prévisions tablaient alors sur une dette publique pouvant dépasser 85 % du PIB d’ici 2026.
Aujourd’hui, l’absence du Gabon dans le classement du FMI illustre l’impact des réformes structurelles engagées. Ces mesures offrent des marges budgétaires supplémentaires, renforcent la crédibilité financière du pays et attirent les investisseurs. L’endettement auprès du FMI, lorsqu’il est maîtrisé, se révèle ainsi un instrument stratégique de stabilisation et de réforme, plutôt qu’un signe de fragilité.
Le Gabon montre qu’une politique de dette intelligente, associée à des réformes ciblées, peut transformer un risque financier en opportunité de croissance et de confiance sur les marchés internationaux.
Jean 1er
