Élu le 22 novembre à la tête de la Ligue provinciale de football, Luther Bouamboka Behinda ne veut plus voir l’Ogooué-Ivindo absente des divisions nationales. Réforme des compétitions, structuration des sous-ligues, montée en puissance des clubs, le président affiche une ambition assumée. Conduire la province vers la deuxième, puis la première division.
Le ton est ferme. La vision, claire. À peine installé, Luther Bouamboka Behinda a enclenché la dynamique. Pour lui, le constat était sans appel, les clubs provinciaux manquaient de rythme, de compétitivité, d’endurance. Les anciens formats, basés sur des play-offs sporadiques, ne permettaient pas aux joueurs d’être réellement « en jambe ». La réponse est stratégique. Désormais, place à un championnat structuré en deux paliers.
D’abord, les sous-ligues départementales, Ivindo, Lopé, la Mvoung, Zadié. Au total, 31 équipes engagées dans une compétition régulière, dense, exigeante. Chaque département dispute son championnat. Les meilleurs se qualifient ensuite pour le championnat provincial.
Deux compétitions. Plus de matchs. Plus d’intensité. Plus d’expérience. L’objectif est limpide. Produire un champion provincial aguerri, prêt à défendre les couleurs de l’Ogooué-Ivindo sur l’échiquier national, en troisième division, avec la montée en deuxième division en ligne de mire. « On ne peut pas viser la performance sans préparation », martèle le président. Ancien joueur ayant porté haut les couleurs de la province, il parle d’expérience. Il sait qu’un club qui aspire à l’élite doit d’abord se forger dans la régularité.
Au-delà de la compétition, c’est toute une culture de gestion qu’il veut insuffler, discipline administrative, rigueur organisationnelle, accompagnement des présidents de clubs. Le rôle, dit-il, est aussi pédagogique. L’ambition ne s’arrête pas là. Le cap est fixé. Un club en deuxième division nationale durant le mandat. Et pourquoi pas, à terme, un représentant en première division. Quitter « la ligne rouge » pour entrer dans « la ligne verte » du football gabonais.
Le chantier est vaste. Les défis sont réels. Mais la dynamique est enclenchée. Sur les terrains d’Ivindo, de Lopé, de la Mvoung et de Zadié, le ballon circule avec une énergie nouvelle.
Dans l’Ogooué-Ivindo, le football ne veut plus survivre. Il veut exister. Et surtout, il veut gagner.
Clemy
