Le 12 mars 2026, le SYNAMAG a dénoncé des propos jugés injurieux et désobligeants tenus par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, vice-président du CESEC. Ces déclarations ont suscité une vive réaction au sein du corps judiciaire.
Le syndicat estime que ces propos portent atteinte à l’honneur et à la crédibilité des magistrats, tout en fragilisant l’image de la justice, considérée comme un pilier de l’État de droit. À ce titre, il a demandé au CESEC des excuses publiques.
Selon le SYNAMAG, Geoffroy Foumboula maintiendrait ses positions, notamment à travers des publications sur Facebook, ce qui contribuerait à jeter le discrédit sur l’institution judiciaire et ses acteurs.
Face à cette situation, le syndicat a convoqué une assemblée générale extraordinaire le 16 mars au Palais de justice de Libreville. L’objectif est de déterminer les mesures à prendre pour défendre l’indépendance et l’autorité de la magistrature gabonaise.
Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression, qu’il s’agisse d’un citoyen, d’un responsable public ou d’un acteur politique. Si la critique est un droit, l’injure, la diffamation ou les attaques portant atteinte à l’image d’une institution ou d’autrui en dépassent les limites.
La liberté d’expression implique donc responsabilité et respect. La réunion de lundi sera particulièrement observée, la magistrature entendant défendre son honneur et réaffirmer son rôle au cœur de l’État.
Edouard Dure
