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Finances publiques au Gabon : Francis Jean Jacques Evouna alerte sur une discipline budgétaire sous tension

La situation budgétaire du Gabon suscite des inquiétudes croissantes. Pour Francis Jean Jacques Evouna, les déséquilibres actuels ne sont ni conjoncturels ni passagers. Ils traduisent, selon lui, « des fragilités structurelles profondes qui entravent durablement la discipline budgétaire ».

Francis Jean Jacques Evouna insiste sur un point central, la vulnérabilité du modèle économique. « Lorsque près de 55 % des recettes budgétaires dépendent du pétrole, le budget devient mécaniquement instable », explique-t-il. À ses yeux, cette dépendance expose directement l’État aux fluctuations des marchés internationaux. « Le moindre choc sur les prix du brut se répercute immédiatement sur les équilibres budgétaires », prévient-il.

Il alerte également sur la dynamique de la dette. « Le niveau actuel dépasse les seuils communautaires et réduit considérablement les capacités d’intervention de l’État », souligne Francis Jean Jacques Evouna. Selon lui, cette situation limite les investissements stratégiques et accroît la dépendance au financement extérieur. « Plus la dette progresse, plus la souveraineté budgétaire recule », tranche-t-il.

Sur la question du déficit, le diagnostic est sévère. Francis Jean Jacques Evouna évoque « un écart préoccupant entre les prévisions et les normes régionales ». Il précise : « Un déficit pouvant atteindre jusqu’à 27 % du PIB est largement au-dessus du plafond de 3 % fixé par la CEMAC ». Pour lui, cette dérive traduit « une difficulté persistante à contenir les dépenses ».

L’analyse met aussi en cause la structure des dépenses publiques. « Le poids des charges courantes, notamment la masse salariale, limite fortement les marges d’investissement », affirme-t-il. Francis Jean Jacques Evouna appelle à une rationalisation urgente : « Sans maîtrise du train de vie de l’État, aucun redressement durable n’est possible ».

Autre faiblesse majeure selon lui,  la gouvernance budgétaire. « L’insuffisance de rapports réguliers d’exécution fragilise le contrôle et alimente la défiance », observe-t-il. Pour Francis Jean Jacques Evouna, la transparence est un levier essentiel : « La crédibilité financière passe par une information claire, accessible et régulière ».

Enfin, il pointe la question de la dette intérieure. « Les arriérés envers les fournisseurs locaux étouffent le secteur privé », déplore-t-il. Cette situation, ajoute-t-il, « crée un effet domino sur l’économie nationale et affaiblit le tissu productif ».

Face à ces constats, Francis Jean Jacques Evouna plaide pour une action rapide et structurée. « La priorité doit être donnée à la maîtrise des dépenses et à l’optimisation des recettes », insiste-t-il. Il recommande notamment « la digitalisation du recouvrement fiscal » et « une réduction progressive mais crédible du déficit ».

Il conclut sans détour : « Une loi de finances rectificative rigoureuse pour 2026 sera un test décisif pour restaurer la discipline budgétaire ».

Pour le citoyen averti, l’enjeu dépasse la simple gestion comptable. « Il s’agit de rétablir la confiance, de sécuriser l’économie et de préparer l’avenir », affirme Francis Jean Jacques Evouna. Un avertissement clair. Et un appel à l’action.

Clemy

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