Un Combat Long de 18 Ans pour la Terre Anguillet-Charlotte

Ce qui semblait être une simple question de succession a vite viré en un long feuilleton judiciaire, étalé sur près de 20 ans. La terre familiale de Mme Anguillet-Charlotte, veuve Ndiaye, héritée de plusieurs générations, a été spoliée par des individus sans scrupules, qui ont tenté d’effacer l’histoire des véritables héritiers. La famille, à travers ses descendants, a dû lutter contre un système judiciaire lent et des manœuvres illégales, pour récupérer ce qui lui revient de droit.

L’histoire commence en 1979, lorsque Mme Essongé Delphine, désignée pour veiller sur l’héritage, usurpe le titre foncier de la famille Anguillet, pour léguer son propre patrimoine en toute illégalité. Ce fut le point de départ d’une guerre sans fin pour les héritiers légitimes. Après des années de silence, M. Legault, prétendant à la succession, utilise des faux documents pour revendiquer la propriété, plongeant la famille dans une spirale judiciaire sans fin.

L’affaire aurait pu se terminer dans l’indifférence générale, mais les héritiers, bien déterminés à récupérer ce qui leur revenait, n’ont jamais abandonné. En 2007, un tournant décisif a eu lieu : le tribunal a finalement reconnu l’illégalité des actes frauduleux. Le titre foncier a été restitué aux véritables héritiers, une victoire arrachée au terme d’un combat de titans. Mais ce n’était pas la fin du chemin : de nouveaux faux documents ont refait surface en 2024, avec un testament fabriqué de toutes pièces, mais cette tentative d’usurpation a aussi échoué grâce à l’action déterminée de la famille.

Aujourd’hui, la famille Anguillet-Charlotte, bien que victorieuse, lance un appel à la justice gabonaise : “Il est impératif que les lois foncières soient réformées pour protéger les Gabonais des manipulations, des faux titres et des spoliations”, déclare Mme Anguillet-Charlotte, l’arrière-petite-fille de la défunte. “Les titres fonciers produits sur la base de faux documents doivent être annulés. Le système actuel est vulnérable et peut être manipulé par des intérêts privés« , insiste-t-elle, soulignant la nécessité de renforcer l’intégrité du processus foncier dans le pays.

Sans le soutien constant des médias, ce combat n’aurait sans doute pas eu la même portée. « La presse a été notre porte-voix, » déclare Mme Anguillet-Charlotte, soulignant l’importance du rôle des journalistes dans cette affaire. « Ils ont permis de faire éclater la vérité, de mettre la pression sur les autorités, et d’éviter que l’histoire de notre famille ne disparaisse dans l’oubli. » L’affaire Anguillet-Charlotte n’est pas seulement une question de propriété, mais un exemple éclatant de l’impact d’une presse libre et engagée.

Si la famille Anguillet-Charlotte a retrouvé sa terre, elle ne compte pas en rester là. Des actions restent à mener pour faire disparaître définitivement les faux titres qui persistent. Ce combat, bien que remporté sur certains fronts, continue de poser la question de la révision nécessaire des lois foncières, pour garantir que de telles injustices ne se reproduisent plus.

Le chemin vers une véritable justice foncière au Gabon, transparence et équité, reste encore semé d’embûches, mais l’espoir demeure.

Clemy

 

 

 

Please follow and like us:
Pin Share

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *