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Eau et énergie : le Gabon décroche un soutien de la Banque mondiale

Du 13 au 20 avril 2026, au cœur des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale, le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, n’est pas venu plaider. Il est venu démontrer.

Face aux partenaires techniques et financiers, le discours se distingue par sa précision. Le diagnostic est posé sans fard, mais c’est surtout la méthode qui retient l’attention, une feuille de route structurée autour de cinq axes complémentaires, réformes institutionnelles, modernisation des infrastructures, interconnexion du réseau électrique national, développement du barrage hydroélectrique de Booué et sécurisation des investissements privés.

Le message est limpide , le Gabon ne sollicite plus, il propose. Et il propose solide.

Les dossiers présentés, alignés sur les standards internationaux, emportent l’adhésion. La Banque mondiale répond sans ambiguïté, accompagnement des réformes, financement des réseaux, appui à la préparation et à la réalisation du projet de Booué, estimé à 409 MW. À cela s’ajoute un levier stratégique majeur, la mise en place envisagée de garanties via la MIGA pour sécuriser les producteurs indépendants d’énergie et rassurer les investisseurs.

Le signal est fort et immédiatement chiffré. Entre 1,5 et 2 milliards de dollars pourraient être mobilisés sur une période de cinq à sept ans. À court terme, un premier jalon est attendu avec un prêt de 185 millions de dollars destiné à lancer le projet PASBAP.

Cette dynamique repose sur un socle déterminant, la crédibilité. Les partenaires financiers saluent la constance des réformes engagées sous l’impulsion du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une confiance construite dans la durée, désormais convertie en engagements concrets.

En amont, le travail de coordination a été décisif. La ministre de la Planification et de la Prospective, en tant que gouverneur pays auprès du Groupe de la Banque mondiale, a assuré l’alignement stratégique des priorités nationales. Sur le terrain diplomatique, Nelson Messone a facilité les échanges et consolidé les relais d’influence à Washington.

La suite s’annonce tout aussi structurante. Dès début mai, un expert de la Banque mondiale est attendu à Libreville. Les 19 et 20 mai, une mission officielle viendra finaliser les engagements et acter les premiers accords. Dans la même dynamique, le Gabon prépare l’adoption du Pacte national de l’énergie et son adhésion à l’initiative Mission 300. En juin, le pays portera cette vision devant les investisseurs internationaux à Cape Town.

Jean 1er

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