Categories À la une Politique

Gabon–Eramet : le virage industriel s’accélère, la transformation du manganèse entre en phase opérationnelle à Nairobi

Ce n’est plus une projection, encore moins une déclaration d’intention. C’est une trajectoire en cours de matérialisation. À Nairobi, le Chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui NGuéma et la Présidente-Directrice générale du groupe Eramet ont confirmé la continuité d’un dialogue engagé depuis la visite d’État d’Emmanuel Macron à Libreville en novembre 2025. Un dialogue structuré, suivi, presque chirurgical dans son exécution, qui s’inscrit dans une logique de transformation industrielle progressive du secteur minier gabonais.

Dans ce cadre, la transformation locale du manganèse s’impose désormais comme un axe central. Elle n’est plus une ambition abstraite, mais un engagement opérationnel, assorti d’un calendrier de mise en œuvre et d’un pilotage conjoint entre l’État et l’industriel.

En effet, Eramet a réaffirmé son engagement à accompagner le Gabon dans cette montée en valeur ajoutée sur le territoire national. Une orientation stratégique qui traduit un changement de paradigme. Il ne s’agit plus uniquement d’extraire, mais de transformer, structurer et industrialiser localement.

Parallèlement, un autre dossier clé a progressé, la modernisation du Transgabonais. Cette infrastructure ferroviaire, essentielle à l’acheminement du minerai et au désenclavement économique du pays, entre dans une nouvelle phase de financement. Une décision qui renforce la cohérence globale du modèle industriel en construction, où logistique et transformation avancent désormais de concert.

Plus largement, cette rencontre illustre une méthode. Celle d’une diplomatie économique fondée sur la continuité, le suivi et la vérification des engagements. Chaque étape est évaluée, chaque avancée mesurée, dans une logique de résultats et non de déclarations.

Ainsi, la transformation du manganèse ne se limite pas à une ambition industrielle. Elle s’inscrit dans une vision plus large, celle d’une économie gabonaise qui cherche à capter sur son sol la valeur de ses ressources, à structurer des filières locales et à créer des emplois durables.

À Nairobi, rien n’a été annoncé dans la rupture. Tout a été confirmé dans la continuité. Et c’est peut-être là l’essentiel . Le Gabon ne raconte plus seulement son industrialisation, il la met en mouvement, étape après étape, dans une mécanique désormais bien enclenchée où chaque rendez-vous présidentiel en mesure, silencieusement mais fermement, la progression.

Jean 1er

Please follow and like us:
Pin Share

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *