Ces 21 et 22 mai 2026, l’Interafricaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP) tient à Libreville, une Assemblée générale extraordinaire décisive pour l’avenir de l’organisation. Réunis dans la capitale gabonaise, les Directeurs généraux des organismes africains de sécurité sociale entendent insuffler une nouvelle dynamique à cette institution continentale créée en 1994 à Bamako, dans un contexte marqué par la mutation profonde du monde du travail et l’émergence de nouveaux risques professionnels.
Dès l’ouverture des travaux, ce 21 mai, le président de l’IAPRP, le Dr Olivier Rebienot Pellegrin, a donné le ton d’une rencontre placée sous le sceau de la réforme, de la modernisation et du renforcement institutionnel. Également Directeur général de la CNSS du Gabon, il a insisté sur le caractère stratégique de cette session extraordinaire, appelée à redéfinir les bases de gouvernance et de fonctionnement de l’organisation.
Pendant deux jours, les échanges portent sur plusieurs dossiers majeurs considérés comme essentiels à la relance de l’IAPRP. Au cœur des débats figurent notamment l’adoption des nouveaux statuts et du règlement intérieur, l’apurement des arriérés de cotisations des États membres, le processus de recrutement du futur Secrétaire général ainsi que le déploiement effectif du siège de l’organisation à Bamako, au Mali.
Hormis les questions administratives, cette rencontre traduit une volonté commune des organismes membres de repositionner l’IAPRP comme un véritable levier africain de prévention des risques professionnels, de promotion de la santé et de la sécurité au travail, mais aussi de renforcement des capacités techniques des organismes nationaux de sécurité sociale.
Créée en 1994, l’IAPRP constitue depuis plus de trois décennies un cadre de coopération technique entre les Organismes Nationaux de Sécurité Sociale (ONSS) africains. Sa mission consiste à promouvoir les politiques de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, tout en favorisant l’échange d’expertises et l’harmonisation des pratiques sur le continent.
Cependant, l’organisation fait aujourd’hui face à plusieurs défis liés à sa gouvernance, à son financement et à son efficacité opérationnelle. Cette Assemblée générale extraordinaire apparaît ainsi comme une étape charnière destinée à restaurer la dynamique institutionnelle de l’association et à consolider son rôle dans un environnement professionnel africain en pleine transformation.
À Libreville, Neuf pays membres sur les quinze que compte l’organisation prennent part aux travaux , le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Niger et la République démocratique du Congo. Une participation jugée significative par les organisateurs, au regard des enjeux stratégiques inscrits à l’ordre du jour.
En marge des assises des Directeurs généraux, une rencontre technique des points focaux de l’IAPRP est également organisée afin de renforcer le suivi opérationnel des activités de l’association et d’harmoniser les mécanismes de coordination technique entre les États membres.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations et résolutions sont attendues pour impulser une nouvelle gouvernance, moderniser le fonctionnement de l’organisation et renforcer son efficacité dans la prévention des risques professionnels en Afrique.
Dans un continent confronté à l’industrialisation croissante, à la transformation numérique et à l’évolution rapide des conditions de travail, les participants veulent faire de l’IAPRP un instrument plus performant, capable d’accompagner les États africains dans la construction d’environnements professionnels plus sûrs, plus résilients et davantage centrés sur la protection des travailleurs.
Jean 1er
