La justice a tranché. Le directeur général d’Alogis a été condamné à cinq ans de prison, dont deux ans ferme. Une décision forte dans une affaire qui a secoué Port-Gentil. Mais pour les anciens salariés de Satram-EGCA, l’essentiel reste à obtenir leurs droits.
Le tribunal de première instance de Port-Gentil a rendu son verdict ce lundi. Olivier Constant Nzue, directeur général d’Alogis, écope de cinq ans d’emprisonnement. Deux ans sont fermes. Trois autres sont assortis de sursis.
Cette décision met fin à plusieurs semaines de tensions autour d’une opération qui avait suscité l’émoi dans la capitale économique.
Selon le tribunal, une vingtaine d’hommes vêtus de noir et cagoulés avaient été déployés pour récupérer une barge et une drague revendiquées par Alogis. Leur arrivée avait semé la peur parmi les employés présents sur le site.
Alertées, les autorités judiciaires étaient intervenues pour constater les faits. L’affaire avait rapidement pris une ampleur nationale.
Plus qu’un conflit autour d’équipements industriels, ce dossier interroge sur le respect de la loi. En condamnant le dirigeant d’Alogis, la justice rappelle qu’aucun différend ne peut être réglé par la force.
Chez les anciens salariés de Satram-EGCA, le verdict est accueilli avec soulagement. La peine prononcée est jugée à la mesure des faits reprochés..
Depuis plusieurs mois, de nombreux travailleurs vivent sans salaire. D’autres attendent toujours leurs indemnités ou leurs pensions de retraite. Certaines familles peinent à joindre les deux bouts. D’anciens employés occupent encore les locaux de l’entreprise faute de logement.
Pour eux, la bataille ne se limite plus aux tribunaux. Elle concerne désormais leur survie quotidienne.
Leur revendication est simple : récupérer ce qui leur revient de droit. Ils réclament le paiement de leurs salaires, de leurs indemnités et de leurs prestations sociales.
Le jugement rendu à Port-Gentil marque une étape importante. Il ne règle cependant pas la crise sociale qui continue d’affecter des centaines de familles.
La justice a sanctionné des actes. Les travailleurs attendent désormais des solutions. Car un verdict peut refermer un dossier judiciaire. Il ne suffit pas à effacer des années de précarité et d’attente.
Clemy
