Le ton se durcit à l’hôtel de ville d’Owendo. Après les opérations menées le week-end dernier au carrefour SNI, la municipalité poursuit son offensive contre les occupations irrégulières du domaine public communal.
Mardi en fin d’après-midi, le maire Arnaud Sandri Nombo, entouré des services techniques municipaux, de la police municipale et des agents du commissariat d’Owendo conduits par le commissaire Ulrich Anguilet Do Marcolino, a effectué une nouvelle descente sur plusieurs points sensibles de la commune.
Des abords de l’hôtel de ville à la station PetroGabon, le constat est resté le même. Étals improvisés, marchandises exposées sur les trottoirs et occupation progressive d’espaces pourtant réservés à la circulation des piétons. Face à cette situation, les autorités n’ont laissé place à aucune ambiguïté. Les commerçants concernés ont été invités à libérer immédiatement les lieux et à retirer leurs installations.
Pour la mairie, il ne s’agit pas seulement d’une question d’esthétique urbaine. Derrière cette opération se dessine l’ambition de restaurer l’autorité publique, sécuriser les déplacements et améliorer durablement le cadre de vie des habitants. Car lorsque les trottoirs disparaissent sous les étals, ce sont les piétons qui se retrouvent contraints de marcher sur la chaussée, au mépris de leur sécurité.
Cette intervention survient d’ailleurs dans un contexte de renforcement de la coopération entre les autorités administratives et judiciaires. La veille, le maire d’Owendo s’était entretenu avec le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville. Au cœur des échanges , le respect de l’ordre public, la sécurisation des espaces urbains et l’application rigoureuse des textes réglementaires.
En multipliant ces actions répétées, la municipalité entend envoyer un signal fort. L’occupation anarchique du domaine public ne sera plus tolérée. Les règles existent et doivent s’appliquer à tous. Pour les autorités locales, le développement harmonieux de la commune passe nécessairement par une meilleure organisation de l’espace urbain et le respect des biens collectifs.
Ethan De Sillon
