La bataille pour la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie est désormais engagée. Dans cette course où chaque voix compte, la Mauritanie multiplie les consultations afin de rallier les soutiens nécessaires à son ambition de prendre les rênes de l’institution.
C’est dans ce contexte que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu lundi Messouda Baham Mohamed Laghdaf, ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable. Porteuse d’un message officiel du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’émissaire est venue plaider la cause de la candidature mauritanienne au poste de secrétaire générale de l’OIF.
Au cœur de cette offensive diplomatique figure la docteure Koumba Ba, dont la vision repose sur trois principes directeurs : la cohérence, l’équilibre et l’utilité. À travers cette candidature, Nouakchott défend une Francophonie davantage tournée vers l’efficacité, la proximité avec les États membres et la recherche de réponses concrètes aux défis contemporains.
Cette visite témoigne également de l’importance croissante des équilibres africains dans les grandes compétitions internationales. Longtemps perçue comme une organisation à forte empreinte institutionnelle, l’OIF apparaît désormais comme un espace stratégique où se jouent des enjeux d’influence, de représentation et de leadership.
Pour la Mauritanie, obtenir le soutien du Gabon revêt une importance particulière. Considéré comme un acteur respecté sur la scène continentale, Libreville dispose d’une voix écoutée dans les grands rendez-vous diplomatiques africains et francophones. Les échanges ont ainsi permis de réaffirmer la qualité des relations entre les deux pays, fondées sur une coopération ancienne et un dialogue politique constant.
Fidèle à sa ligne diplomatique, Brice Clotaire Oligui Nguema a, pour sa part, rappelé son attachement au dialogue, au consensus et à la concertation comme leviers essentiels de stabilité et de gouvernance internationale.
La démarche mauritanienne illustre les recompositions silencieuses qui traversent aujourd’hui la Francophonie. Dans cette compétition où se dessinent les futurs équilibres de pouvoir, le Gabon confirme son statut d’interlocuteur incontournable, tandis que la Mauritanie entend transformer son ambition en leadership au sein de l’une des plus importantes organisations du monde francophone.
Jean 1er
