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Finances publiques : Oligui Nguema fait de la rigueur budgétaire le moteur de la transformation de l’État

En faisant des régies financières le socle de son action, le président Brice Clotaire Oligui Nguema ouvre une nouvelle étape de sa gouvernance. Audit des exonérations fiscales, modernisation de l’administration, maîtrise de la dette et évaluation régulière des performances, l’exécutif affiche une ambition claire. Faire de la rigueur budgétaire le moteur du développement économique et de la transformation de l’État.

Le cap est désormais clairement établi. En réunissant les directeurs généraux des régies financières en Conseil de cabinet, le Chef de l’État a choisi de placer les finances publiques au premier plan de son agenda politique. Plus qu’une simple séance de travail, cette rencontre traduit une méthode de gouvernance fondée sur l’efficacité, la redevabilité et l’évaluation permanente des résultats. L’objectif est de renforcer la capacité de l’État à mobiliser ses ressources afin de financer durablement ses priorités.

Dans un contexte marqué par d’importants besoins d’investissement, l’exécutif considère que la première richesse du Gabon réside dans sa capacité à optimiser la mobilisation de ses recettes internes. Cette orientation répond à une exigence de souveraineté budgétaire : développer les infrastructures, améliorer les services publics et soutenir les politiques sociales sans compromettre les équilibres macroéconomiques.

L’audit des exonérations fiscales et douanières constitue l’une des réformes les plus significatives de cette nouvelle séquence. Longtemps présentés comme des leviers d’attractivité économique, ces dispositifs seront désormais soumis à une évaluation rigoureuse afin de distinguer les avantages qui génèrent une réelle valeur ajoutée de ceux qui affaiblissent inutilement les recettes de l’État.

Cette démarche traduit une volonté de rationaliser les finances publiques et de renforcer l’équité devant l’impôt. Les avantages accordés aux opérateurs économiques devront désormais justifier leur efficacité par des retombées concrètes en matière de croissance, de création d’emplois, de transfert de compétences et de développement national.

La modernisation de l’administration financière constitue un autre axe majeur de cette stratégie. La digitalisation des procédures et l’interconnexion des différentes régies doivent améliorer la traçabilité des opérations, sécuriser les recettes et renforcer la transparence de la gestion publique. Cette transformation vise également à réduire les pertes de ressources, à combattre les pratiques frauduleuses et à accroître l’efficacité de l’action administrative.

La gestion de la dette publique fait, elle aussi, l’objet d’une attention particulière. En prônant une politique d’endettement plus rigoureuse, le Président de la République entend préserver la crédibilité financière du Gabon auprès des investisseurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que des bailleurs de fonds. Une dette maîtrisée offre à l’État une plus grande marge de manœuvre pour financer ses projets structurants tout en consolidant la stabilité économique du pays.

Plus encore, c’est une véritable culture de la performance que l’exécutif souhaite instaurer au sein de l’administration. La décision d’organiser chaque mois un Conseil de cabinet consacré aux finances publiques marque une évolution importante dans les pratiques de gouvernance. Le suivi régulier des recettes, de l’exécution budgétaire et de l’endettement devient un instrument stratégique de pilotage de l’action publique. Cette méthode sera progressivement étendue aux secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures, de l’eau et de l’énergie, traduisant la volonté d’ancrer durablement l’évaluation des politiques publiques dans le fonctionnement de l’État.

En définitive, cette orientation repose sur une conviction forte,  le développement d’un pays ne dépend pas uniquement de l’abondance de ses ressources, mais surtout de la qualité de leur gestion. En faisant de la transparence, de la responsabilité et de la performance les piliers de son action, le pouvoir entend construire un État plus efficace, plus crédible et mieux armé pour répondre aux attentes des citoyens comme aux exigences d’une économie moderne.

Ethan De Sillon

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