Marche des « Femmes Braves » : l’initiative interrompue après 27 kilomètres

Leur ambition était de rallier Libreville à pied depuis Mouila pour témoigner de leur soutien au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Mais l’initiative des « Femmes Braves » s’est arrêtée bien avant son terme.

Parties le mercredi 15 juillet 2026 pour parcourir près de 500 kilomètres, les dix marcheuses conduites par leur présidente, Emerole Mounganga Lefendi, ont été interceptées entre Doubou et Mboukou, après environ 27 kilomètres. La gendarmerie nationale a mis fin à la marche sur instruction du ministre de l’Intérieur, invoquant des raisons de sécurité.

Le préfet du département de la Douya-Onoye, Alphonse Ndemé, assurant l’intérim du gouverneur de la Ngounié, a ensuite reçu les responsables du mouvement pour une séance de travail destinée à expliquer cette décision et à ouvrir le dialogue.

Les organisatrices affirment que leur démarche n’avait aucun caractère politique. Elles présentent cette marche comme une initiative citoyenne et pacifique visant à exprimer leur adhésion aux actions du chef de l’État et de la Première dame, Zita Oligui Nguema.

« Être brave, c’est notre quotidien. Nous travaillons, nous donnons la vie et nous éduquons nos enfants. Nous avons choisi la marche parce qu’elle est un symbole fort. Ce n’est pas une revendication, mais une démarche citoyenne et pacifique », a expliqué Emerole Mounganga Lefendi.

Si cette première tentative a été interrompue, le mouvement n’entend pas abandonner son projet. « Nous allons revoir notre stratégie. Notre souhait est de pouvoir échanger avec le président de la République. Nous ne faisons pas de politique », a déclaré la présidente.

Tout en rappelant l’obligation de respecter le cadre légal applicable aux manifestations publiques, le préfet a salué l’engagement des participantes et privilégié la voie du dialogue afin que leurs préoccupations puissent être transmises aux autorités compétentes.

Cette marche met en lumière la volonté d’un groupe de femmes de faire entendre sa voix par une démarche pacifique. Elle rappelle aussi que l’expression citoyenne demeure étroitement encadrée, même lorsqu’elle se veut un soutien aux institutions.

Jean 1er

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