Neuf ans après sa dernière édition, la Fête des cultures signe officiellement son retour. Le ministre de la Culture et des Arts, Paul Ulrich Kessany, a annoncé vendredi à Libreville la tenue de la 15ᵉ édition, prévue du 21 au 23 août sur l’avenue Jean-Paul II. Placée sous le thème « Se réapproprier nos valeurs culturelles », cette édition ambitionne de replacer le patrimoine culturel au cœur du projet national.
L’annonce a été faite en présence de plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique ainsi que de représentants de la mairie de Libreville. Elle met fin à près d’une décennie d’interruption d’un rendez-vous longtemps considéré comme la principale vitrine de la diversité culturelle gabonaise.
Au-delà des spectacles, des expositions et des animations, le gouvernement entend faire de cette relance un acte à la fois culturel, politique et identitaire. L’objectif est de renforcer le sentiment d’appartenance nationale en valorisant les langues, les traditions, les savoir-faire et les expressions artistiques qui fondent l’identité du Gabon.
« Le retour de la Fête des cultures traduit l’orientation majeure portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de faire de la culture un véritable levier de construction, de cohésion nationale et de transmission des valeurs », a déclaré le ministre Paul Ulrich Kessany.
Cette 15ᵉ édition revêt également une portée diplomatique. Le Sénégal a été désigné pays invité d’honneur, illustrant la qualité des relations entre Libreville et Dakar. Pour le consul du Sénégal, Dr Abdou Khadré Djoylani Ndiaye, cette invitation témoigne de « l’excellence des relations historiques, fraternelles et multiformes » qui unissent les deux pays.
La municipalité de Libreville s’est, elle aussi, engagée à accompagner l’organisation de cette manifestation. Représentant le maire central Eugène Mba, le sixième maire adjoint, Félix Nze Nguema, a réaffirmé le soutien de la capitale à un événement appelé à retrouver sa place parmi les grands rendez-vous culturels du pays.
Après neuf années d’absence, le retour de la Fête des cultures dépasse la simple renaissance d’une manifestation populaire. Il traduit la volonté des autorités de faire de la culture un instrument de cohésion nationale, de transmission de la mémoire collective et d’affirmation de l’identité gabonaise.
Dans un contexte où les enjeux de patrimoine, d’histoire et d’appartenance occupent une place grandissante dans l’action publique, cette relance apparaît comme le symbole d’un pays qui entend puiser dans ses racines pour mieux construire son avenir.
Clemy
