Loin des seuls enjeux diplomatiques, la visite d’État de Brice Clotaire Oligui Nguema en Gambie s’est inscrite dans une dynamique de coopération résolument tournée vers le développement. En choisissant, ce 1er août, de visiter deux institutions emblématiques du pays, le président gabonais a illustré une vision de la diplomatie fondée sur le partage des savoirs, l’échange d’expériences et la valorisation des réussites africaines.
Première étape de cette séquence, le campus de Faraba, siège de l’Université de Gambie. Considéré comme l’un des principaux pôles universitaires de la sous-région, l’établissement a retenu l’attention du chef de l’État par la qualité de ses infrastructures, notamment sa bibliothèque universitaire répondant aux standards internationaux. Les échanges avec les responsables de l’université ont également ouvert la voie à un renforcement de la coopération académique, à travers l’accueil d’étudiants gabonais, le développement de programmes de mobilité, de partenariats scientifiques et de projets de recherche conjoints.
La délégation gabonaise s’est ensuite rendue au Centre national de traitement des urgences de Farato, établissement de référence doté d’équipements de dernière génération. Brice Clotaire Oligui Nguema y a découvert des laboratoires spécialisés dans le diagnostic des maladies du sang ainsi qu’une unité de soins intensifs dont les performances se sont particulièrement illustrées durant la pandémie de COVID-19.
Cette immersion nourrit la réflexion engagée par les autorités gabonaises en faveur de la modernisation du système national de santé. L’ambition est de renforcer la médecine d’urgence, la biologie médicale et les capacités de réponse aux crises sanitaires, tout en favorisant un véritable transfert de compétences susceptible d’améliorer durablement la qualité des soins.
Ici, Libreville et Banjul réaffirment leur volonté de bâtir un partenariat stratégique centré sur le développement du capital humain, l’innovation et le renforcement des capacités institutionnelles. Une coopération qui privilégie désormais l’investissement dans la connaissance, la recherche et les compétences comme moteurs d’une croissance durable.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la coopération africaine ne saurait plus se limiter aux déclarations d’intention. Elle doit désormais s’incarner dans des projets concrets, fondés sur le savoir, l’innovation et le développement des compétences, autant de leviers indispensables pour bâtir une Afrique plus résiliente, plus compétitive et pleinement maîtresse de son destin.
Ethan De Sillon
