À l’Église centrale de Mindoubé II, trois journées de réflexion, de prière et d’exhortation ont placé la femme face à une question essentielle. Quelle place entend-elle réellement occuper dans l’Église, la famille et la société ? Au terme du séminaire, un message s’est imposé. La vocation ne se proclame pas, elle se vit.
Le rideau est tombé, samedi, sur trois journées de réflexion, de prière, d’adoration et de partage. À l’Église centrale de Mindoubé II, le séminaire des femmes aura été bien davantage qu’une succession d’enseignements. Dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle, rythmée par les chants, les louanges et les temps de prière, les participantes ont été invitées à s’interroger sur leur place et leur responsabilité dans l’Église, le foyer et la société.
Au fil des exhortations, une question s’est imposée : quelle femme l’Église et la société peuvent-elles attendre demain ? Les différentes interventions ont esquissé une réponse sans ambiguïté. La femme n’est pas appelée à demeurer dans l’attente ou la résignation. Elle est invitée à bâtir, à intercéder, à transmettre et à agir, en prenant pleinement conscience des ressources dont elle dispose et de la responsabilité qui accompagne sa vocation.
Le 7 août, l’élève pasteur Lorvie Glenne Avou Ahoussi, deuxième oratrice du séminaire, a placé sa réflexion sous le signe de la nécessité d’« enfanter son miracle ». Une démarche qui commence par une prise de conscience : identifier ce que l’on porte, comprendre sa mission et accepter la responsabilité qui en découle. Car avant de transformer son environnement, il faut d’abord reconnaître en soi la capacité d’y contribuer.
Le lendemain, le pasteur Kombila Delphine a poursuivi cette réflexion en mettant en lumière le potentiel féminin. Ne pas se négliger, croire en ses capacités et s’investir pleinement dans l’œuvre du Seigneur. Son message a résonné comme une invitation à rompre avec le doute, la résignation et la passivité.
Les enseignements ont trouvé leur prolongement dans les temps de communion qui ont jalonné le séminaire. Prières, chants, louanges et adorations ont entretenu une ferveur collective, dans une ambiance à la fois recueillie et festive. Les références bibliques, notamment celles liées au jardin d’Éden, sont également venues nourrir la réflexion sur la responsabilité de la femme et la portée de son rôle dans l’équilibre familial et spirituel.
À la clôture, le pasteur Sophie Clarisse Ngayama, présidente de l’Église centrale de Mindoubé II, a salué la qualité des enseignements, la mobilisation des participantes et l’esprit de fraternité qui a marqué ces trois journées. Elle a exprimé sa reconnaissance aux différentes oratrices avant de rendre grâce à Jésus-Christ.
Mais au-delà de la cérémonie de clôture, l’enjeu est désormais celui de la continuité. La présidente a souhaité que cette dynamique puisse s’inscrire durablement dans la vie de l’Église et que de telles rencontres continuent de nourrir la réflexion, la foi et l’engagement des femmes.
Samedi, les portes du séminaire se sont refermées. Les chants se sont tus, les dernières prières se sont élevées et les participantes ont regagné leurs foyers. Mais l’essentiel commence peut-être maintenant. Lorsque les paroles doivent céder la place aux actes, la vocation à l’engagement et la foi aux fruits qu’elle est appelée à produire.
À Mindoubé II, le véritable défi n’est plus seulement de savoir ce que la femme peut devenir. Il est désormais de voir ce qu’elle choisira de faire de ce qu’elle a reçu.
Narcisse Ngoulou
