À Akanda, les vacances ne s’achèvent pas dans le silence. Elles se terminent en musique, en danse et en couleurs. Lancé le 4 septembre, le festival culturel « Bye Bye les Vacances » se poursuit jusqu’à ce samedi 5 septembre au CES du Cap-Esterias, dans le 1er arrondissement de la commune d’Akanda. Pour cette première édition, l’établissement scolaire accueille une rencontre consacrée à la culture, à la jeunesse et au vivre-ensemble.
Pendant deux jours, le CES du Cap-Esterias devient le point de convergence des différentes sensibilités culturelles de la commune. Artisanat, sculpture, broderie, gastronomie traditionnelle, contes, chants et danses composent un programme pensé pour célébrer la diversité culturelle d’Akanda.
Une quarantaine de stands ont été aménagés. Trente-quatre ont déjà trouvé preneur. Les artisans y exposent tableaux, colliers, sacs et autres créations inspirées du savoir-faire local. À proximité, les plats traditionnels prolongent cette immersion dans les cultures qui composent la commune.

La jeunesse est au cœur de cette initiative. Les quartiers ont mobilisé leurs groupes culturels. Nzébi, Fang, Benga et d’autres communautés présentent leurs traditions, leurs rythmes et leurs expressions artistiques.
Pour James Ivan, Asseko Ogandaga coordonnateur adjoint de l’association Entre Nous Akanda et promoteur du festival, l’objectif est de rassembler les habitants autour de ce qui les unit. « Nous avons voulu rassembler toutes les sensibilités ethno-culturelles et linguistiques représentées à Akanda », explique-t-il.

Le festival donne également une place importante aux jeunes talents. Chants, danses traditionnelles et modernes, contes et art oratoire se succèdent sur scène. Les jeunes ne sont pas de simples spectateurs. Ils deviennent les ambassadeurs de leur culture.
Le concours Miss Arrondissement vient compléter cette programmation. Il met à l’honneur les jeunes femmes d’Akanda et ajoute une dimension festive à cette célébration collective.
Parrain de l’événement, Jean-Marie Ogandaga défend une conviction. Accompagner la jeunesse revient à préparer l’avenir. Pour lui, soutenir un jeune dans un projet culturel n’est pas une dépense, mais « un investissement sur l’humain ».
Son engagement fait écho à une histoire personnelle. Il rappelle avoir créé, plusieurs années auparavant, l’Association des Jeunes du Cap-Esterias, déjà tournée vers la promotion de la culture. Il se réjouit aujourd’hui de voir une nouvelle génération reprendre cette ambition à son compte.
À travers cette initiative, le parrain entend aussi déconstruire les clichés sur la jeunesse. À ceux qui la décrivent comme désœuvrée ou désorientée, il oppose l’image de jeunes capables de s’organiser, de créer et de porter un projet collectif.
La programmation rappelle enfin qu’Akanda est une terre de brassage. Au fil des décennies, les familles, les migrations et les liens sociaux ont fait de la commune un véritable creuset culturel. Les identités s’y rencontrent, se transmettent et se réinventent.
La cérémonie a débuté par une bénédiction de l’abbé de la paroisse Saint-Augustin du Cap. Elle s’est poursuivie par des prestations musicales, des danses traditionnelles et modernes, des contes et des démonstrations artistiques, dans une ambiance familiale et chaleureuse.
La sécurité, le dispositif sanitaire, les hôtesses et les espaces de jeux destinés aux enfants ont également été prévus par les organisateurs.
Le festival « Bye Bye les Vacances » s’achèvera ce 5 septembre au CES du Cap-Esterias. Mais au-delà de la fête, le rendez-vous aura porté un message, à Akanda, la culture peut être un trait d’union entre les générations et les communautés. Et la jeunesse, lorsqu’elle se mobilise, peut devenir l’une des forces vives du territoire.
Jean 1er
