Face à la multiplication des dépôts sauvages et à la persistance de l’incivisme, les collectivités du Grand Libreville veulent changer de méthode. Réunis à Owendo, les maires de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum ont engagé la préparation d’un dispositif opérationnel commun. L’Objectif est de coordonner les moyens, renforcer la collecte et obtenir des résultats visibles dans les trois prochains mois.
La bataille contre l’insalubrité entre dans une nouvelle phase. Ce lundi 7 septembre 2026, l’hôtel de ville d’Owendo a accueilli une réunion technique consacrée à la gestion des déchets dans le Grand Libreville.
Autour de la table, les responsables des quatre principales collectivités de l’agglomération. Leur présence traduit une volonté : dépasser les réponses isolées pour construire une stratégie commune face à une situation devenue préoccupante.
Cette rencontre intervient quelques jours après celle du 3 septembre avec le Vice-Président du Gouvernement. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre des très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Au cœur des préoccupations, l’incivisme, les dépôts anarchiques et les difficultés persistantes de collecte des ordures ménagères.
Mais derrière l’urgence sanitaire et environnementale se pose surtout une question d’organisation. Les collectivités veulent désormais mesurer précisément les capacités opérationnelles des sociétés chargées de la collecte. Les échanges ont ainsi porté sur les moyens logistiques disponibles, la fréquence des rotations, la couverture territoriale et les points de rupture du dispositif actuel.
Les principaux opérateurs de collecte étaient également présents, notamment Clean Africa, Sanivit et EGCB. Leur participation doit permettre de confronter les ambitions des collectivités aux réalités du terrain : équipements disponibles, capacités de ramassage, besoins supplémentaires et contraintes logistiques.
L’autre enjeu est celui du comportement des citoyens. Car si l’insuffisance de collecte alimente les points noirs, les dépôts sauvages sont aussi favorisés par des pratiques d’incivisme qui compliquent durablement le travail des opérateurs.
Le futur dispositif devra donc agir sur les deux fronts. Améliorer la performance de la collecte, mais aussi renforcer la responsabilité des populations.
L’échéance est désormais fixée. Les acteurs disposent de trois mois pour produire des résultats concrets et visibles. Une dernière réunion est prévue ce 8 septembre à l’hôtel de ville de Libreville. Elle doit permettre de finaliser le plan d’urgence qui sera soumis à l’arbitrage du Vice-Président du Gouvernement.
Pour le Grand Libreville, il s’agit désormais de restaurer durablement le cadre de vie, de mieux coordonner les collectivités et de faire de la salubrité une responsabilité partagée.
Jean 1er
