Categories À la une Économie

Intelligence artificielle : le PNUD ouvre le dialogue avec les startups gabonaises

Le Gabon veut transformer l’intelligence artificielle en levier de croissance. À Libreville, le PNUD a rapproché, ce jeudi 1er octobre, ses experts des entrepreneurs et innovateurs locaux. Une rencontre destinée à confronter les ambitions nationales aux réalités des entreprises qui font vivre l’écosystème numérique.

La réunion intervient au terme de trois jours consacrés à la stratégie nationale de l’intelligence artificielle. Elle a été animée par Mohamed Kais Dhaoui, Analyste de l’AI Hub for Sustainable Development du PNUD.

Pour l’expert, l’enjeu est double. Il s’agit de présenter les opportunités offertes par les programmes internationaux, mais aussi de recueillir les attentes du terrain. « Il est extrêmement important de présenter les grandes opportunités, mais également d’écouter les besoins, les ressentis », a-t-il souligné.

Au cœur des échanges, deux priorités se sont dégagées. La première concerne l’accès à la puissance de calcul. Des partenariats avec de grands acteurs internationaux, notamment Amazon Web Services et Microsoft Azure, peuvent permettre aux startups gabonaises de franchir un nouveau cap technologique.

La seconde porte sur la cybersécurité. Le principe du « security by design » a été présenté comme une exigence à intégrer dès la conception des solutions numériques.

Pour Youri Yangari, Conseiller technique du ministre de l’Économie numérique, cette démarche doit d’abord permettre de mesurer le niveau de maturité des entreprises. L’objectif est ensuite de les accompagner vers davantage de capacités techniques et une meilleure maîtrise des enjeux de sécurité.

Cette dynamique touche aussi à la gouvernance numérique, à l’innovation et à l’emploi. Pour Stéphane Zeng, directeur du Centre gabonais d’innovation, le dialogue engagé contribue à rapprocher les différents acteurs et à construire un écosystème plus structuré.

Du côté des entrepreneurs, les attentes sont concrètes. Sonia Ntsam Essono, CEO de Redress Application, salue notamment une meilleure lisibilité des dispositifs d’accompagnement. « On sait exactement à quelles portes frapper », a-t-elle expliqué, notamment pour accéder au financement ou à un appui technique.

La prochaine étape se joue désormais sur le terrain. Une phase de sélection est en cours pour permettre à certaines startups d’intégrer les programmes du PNUD et de bénéficier d’une ouverture vers les réseaux internationaux.

Edouard Dure

Please follow and like us:
Pin Share

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *