Peu visible dans le quotidien des Gabonais, la Médiature de la République entend désormais mieux répondre aux préoccupations des citoyens. L’institution a ouvert, mercredi à Libreville, un séminaire de deux jours consacré au renforcement des capacités de ses agents, avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’objectif est de rendre les équipes plus efficaces et de renforcer leur maîtrise des missions qui leur sont confiées. Au cœur de cette démarche, la qualité du service rendu au citoyen. Chargée de contribuer au règlement à l’amiable des différends entre les usagers et l’administration, la Médiature intervient également dans la défense des droits des citoyens et l’amélioration de leurs relations avec les institutions publiques.
À l’ouverture des travaux, le ministre de la Réforme des institutions, François Ndong Obiang, a appelé les agents à se départir des pratiques qui ralentissent l’action publique et à s’approprier durablement les outils mis à leur disposition. Il a également insisté sur l’installation d’une culture de la performance et du résultat.
Selon lui, la réforme administrative ne peut se limiter aux textes. Elle dépend aussi de celles et ceux qui les mettent en œuvre. Le développement des compétences doit ainsi permettre aux agents de traduire les changements attendus dans leurs pratiques professionnelles.
Dans le même esprit, le Médiateur de la République, Alexis Boutamba Mbina, a souligné la nécessité pour l’institution de consolider ses pratiques afin de gagner en efficacité. Sa mission repose sur une relation de proximité avec le citoyen, fondée sur l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions aux différends qui l’opposent aux services publics.
La formation s’organise autour de trois piliers : le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. Elle doit permettre aux agents de mieux maîtriser leurs responsabilités tout en renforçant leur aptitude à accueillir, comprendre et traiter les préoccupations des usagers.
De son côté, l’OIF a réaffirmé son soutien à cette démarche. Son représentant régional, Alphonse Waguena, a rappelé que cet accompagnement s’inscrit dans les engagements de la Francophonie en faveur du renforcement des institutions nationales de promotion et de protection des droits de l’homme.
Pour la Médiature, mieux former ses agents revient à mieux remplir sa mission première : rapprocher l’administration du citoyen et contribuer à une relation plus accessible, plus juste et plus apaisée.
Ethan De Sillon
