Former plus d’enseignants sans compromettre la qualité. C’est le défi que relève le professeur Gilbert NGuéma Endamne, directeur général de l’Institut de formation aux métiers de l’éducation (IFME). Avec 1 609 élèves admis au concours de décembre 2025, l’établissement se trouve au cœur des efforts engagés par le gouvernement pour répondre au déficit d’enseignants au Gabon.
Rigoureux, travailleur et sociable, Gilbert NGuéma Endamne privilégie l’organisation, le dialogue et la recherche de solutions concrètes. Face à la pression des effectifs, il maintient le cap et adapte le fonctionnement de l’institut aux réalités du terrain. Son ambition : assurer la continuité des enseignements tout en préservant les exigences de formation.
Les chiffres illustrent l’ampleur du défi. L’IFME compte 1 609 élèves répartis en 73 classes pédagogiques, pour une trentaine de salles disponibles. Pour maintenir les cours, la direction a instauré un système de rotation. Certains groupes étudient le matin, d’autres prennent le relais l’après-midi. Une organisation nécessaire, mais qui ne saurait remplacer des infrastructures adaptées.
L’alternance entre formation théorique et pratique doit apporter un premier soulagement. Les départs en stage permettront de libérer des salles, tout en confrontant les futurs enseignants aux réalités de la classe. La direction envisage également de faire évoluer certains parcours afin d’accélérer l’entrée dans la vie professionnelle, sans négliger les exigences propres à chaque filière.
D’autres pistes sont à l’étude, notamment des partenariats avec les universités pour diversifier les voies d’accès à la formation. Mais l’amélioration durable des conditions d’apprentissage dépend aussi de moyens supplémentaires. L’établissement attend des travaux d’extension et du mobilier, alors que, selon sa direction, ses infrastructures ont très peu bénéficié d’investissements depuis plus de vingt ans.
Le professeur Gilbert NGuéma Endamne salue la décision du chef de l’État d’organiser le concours de décembre 2025 et d’ajouter 300 places supplémentaires. Il y voit un signal de la volonté des autorités de renforcer les effectifs enseignants à Libreville comme à l’intérieur du pays. Il remercie également le ministère de l’Éducation nationale pour son accompagnement.
Pour lui, il ne s’agit pas seulement de former davantage, mais de préparer des enseignants compétents, capables de répondre aux besoins des écoles gabonaises. Un défi que Gilbert NGuéma Endamne entend aborder avec méthode, engagement et sens des responsabilités.
Ethan De Sillon
