Les chantiers routiers ne peuvent plus attendre. Face aux retards accumulés sur plusieurs axes du pays, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exigé, le 28 octobre à Libreville, une accélération immédiate des travaux et le respect strict des délais. Reçus en audience, les opérateurs économiques et les responsables des entreprises engagées dans la construction et la réhabilitation du réseau routier ont été appelés à traduire leurs engagements en réalisations concrètes.
Le ton est ferme. Le chef de l’État entend mettre fin aux lenteurs qui freinent l’avancement de projets essentiels au développement du Gabon. Au cours de cette rencontre, il a insisté sur trois exigences, accélérer les travaux, renforcer le suivi des chantiers et garantir le respect des normes techniques et de qualité.

De l’Estuaire au Haut-Ogooué, en passant par l’Ogooué-Lolo, la Nyanga et les autres provinces, l’ambition est claire : achever les projets routiers concernés avant 2030. Une échéance qui impose aux entreprises davantage de rigueur, de réactivité et de résultats.
Avoir des routes praticables et sécurisées facilitent les déplacements, rapprochent les territoires et fluidifient le transport des marchandises. Elles ouvrent aussi de nouvelles perspectives aux activités économiques, tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la modernisation du réseau routier ne saurait se limiter à des annonces ou à des engagements contractuels. Elle doit se traduire sur le terrain, par des infrastructures fiables, durables et conformes aux attentes des usagers. Les entreprises concernées sont ainsi face à leurs responsabilités envers l’État et les citoyens.
Désormais, le cap est fixé : accélérer, livrer et tenir les délais. Car, dans un pays où le désenclavement reste un levier majeur de développement, chaque chantier achevé compte. Et chaque retard supplémentaire éloigne un peu plus les populations des bénéfices attendus.
Ethan De Sillon
