Désinformation : Germain Biahodjow appelle à la mobilisation collective

À l’heure où les réseaux sociaux accélèrent la circulation des informations, la vigilance devient un enjeu collectif. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information, célébrée du 24 au 31 octobre 2026, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, appelle les citoyens à faire preuve de discernement face aux contenus diffusés en ligne. Un message qui prend une résonance particulière au Gabon, après la levée de la suspension des réseaux sociaux.

Placée sous le thème « C’est l’affaire de tous, l’éducation aux médias et à l’information pour les peuples », cette édition rappelle que la qualité de l’information ne dépend pas uniquement des journalistes. Elle engage aussi les institutions, les éducateurs, les parents, les jeunes et l’ensemble des utilisateurs des plateformes numériques.

Dans son appel, le membre du gouvernement insiste sur l’adoption de réflexes simples, mais essentiels. Vérifier l’origine d’une information avant de la partager, confronter les sources, prendre du recul face aux contenus viraux et s’abstenir de relayer les rumeurs ou les discours de haine. Autant de pratiques qui permettent de limiter la propagation des fausses nouvelles et de préserver un espace numérique plus responsable.

Cette exigence est d’autant plus forte que l’intelligence artificielle facilite la création et la diffusion de contenus dont l’authenticité peut être difficile à établir. Dans cet environnement, la rapidité ne doit pas prendre le pas sur la vérification. Chaque internaute doit mesurer la portée de ses publications et comprendre qu’un partage peut avoir des conséquences bien au-delà de son cercle immédiat.

Cette mobilisation s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui place la formation du citoyen, la cohésion sociale et la promotion d’une information de qualité parmi les priorités de l’action publique.

Il est donc question ici est de faire de l’éducation aux médias une pratique quotidienne. Car face à la désinformation, la meilleure protection reste un citoyen capable de questionner, de vérifier et de distinguer les faits des manipulations. Sur les réseaux sociaux comme dans l’espace public, la responsabilité de l’information se construit avec chacun.

Jean 1er

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