Libreville : la pratique ouvre la 32ᵉ journée de la Société gabonaise de chirurgie

À Libreville, les blouses blanches sont sur le terrain. Pour sa 32ᵉ journée, la Société gabonaise de chirurgie (SOGACHIR) met l’accent sur la formation pratique, offrant aux médecins, aux internes et aux étudiants l’occasion de maîtriser des gestes essentiels pour sauver des vies. À cet effet, quatre sites ont été retenus, le Centre hospitalier universitaire de Libreville, le Centre hospitalier universitaire d’Owendo et l’Hôpital d’instruction des armées.

Au Centre hospitalier universitaire de Libreville, l’apprentissage se fait au plus près de la réalité. Le Dr Offobo Silver, chirurgien viscéral, insiste sur l’importance de la suture : « Tout médecin doit savoir refermer une plaie ». Les participants apprennent à manipuler les instruments et à réaliser différents types de points, simples, en X, en Y et en continu (surjet). Quatre techniques de fermeture cutanée sont présentées : fil, colle, agrafes et stéristrips, la suture classique restant privilégiée.

À Owendo, l’accent est mis sur la traumatologie. Sous la supervision du Dr Ngouabé, les apprenants s’initient à l’immobilisation à l’aide d’attelles et de plâtres, qu’ils apprennent à poser rapidement afin de stabiliser un membre traumatisé, une compétence essentielle dans la prise en charge des urgences.

À l’hôpital d’instruction des armées, un autre atelier porte sur la trachéotomie, un geste vital permettant de dégager les voies respiratoires en cas d’obstruction.

Toujours au CHU de Libreville, la modernité est également à l’honneur avec la cœlioscopie, une technique de chirurgie mini-invasive qui permet d’opérer sans ouvrir l’abdomen, réduisant ainsi les risques pour le patient.

Pour le Dr Nguele, secrétaire général adjoint de la SOGACHIR, l’objectif est de former des praticiens immédiatement opérationnels : « Ce sont des ateliers où l’on apprend en pratiquant », souligne-t-il. Les jours suivants seront consacrés aux échanges scientifiques et aux communications entre spécialistes.

Dès cette première journée de la 32ᵉ édition, la Société gabonaise de chirurgie confirme son choix de privilégier l’expérience pratique afin de former des chirurgiens capables d’intervenir efficacement sur l’ensemble du territoire, avec un objectif commun, sauver des vies.

Jean 1er

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