À MIMONGO, LE BEPC 2025 S’OUVRE SOUS LE SIGNE DE L’ENGAGEMENT ET DE L’ESPOIR

Sous un ciel lourd de saison sèche, la petite ville enclavée de Mimongo s’est réveillée au rythme des feuilles de copie et des stylos bleu , noir. Ce matin-là, au lycée Alexandre MADOUNGOU MBARY, les élèves ont entamé les épreuves écrites du BEPC 2025. Un rendez-vous national, mais au goût particulier ici, dans ce coin reculé du sud du Gabon.

C’est la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, qui a donné le coup d’envoi officiel de la session, marquant sa présence au cœur même de l’un des établissements les plus vulnérables du pays.

En foulant la cour de ce lycée régulièrement envahi par les eaux en saison de pluies, la ministre ne s’est pas contentée d’un geste protocolaire. Elle est venue voir, écouter, comprendre. Entourée du Gouverneur de la province de la Ngounié et du Directeur d’Académie Provinciale, elle a pris le temps d’échanger avec le personnel éducatif et les candidats.

Mais au-delà de l’examen, un autre message fort a marqué cette visite, l’annonce officielle de la construction prochaine d’un complexe scolaire moderne à Mimongo. Le futur établissement viendra remplacer les bâtiments actuels, jugés vétustes et exposés aux aléas climatiques.

Une annonce saluée avec émotion par les enseignants et apprenants. Pour les Babongo, ces pygmées vivant dans les villages alentour, cette école incarne une promesse tenue. Lors du Festi-School, la ministre leur avait promis un changement. Ce projet en est le début.

Mimongo n’est pas une ville facile. Coincée entre le massif du Chaillu et les reliefs du Mayombe, la localité reste difficile d’accès. Les routes sont longues, parfois impraticables. Mais ce mardi, rien n’a empêché l’éducation de faire son chemin.

Dans les salles de classe modestes, sous les toits de tôle, les visages sont concentrés. Les jeunes Massango, Mitsogo, Akélé et Babongo écrivent leur avenir, à la lumière d’un futur qui semble enfin s’éclaircir.

Le BEPC n’est ici pas seulement un diplôme. Il est l’un des rares ponts entre la forêt et le monde moderne, entre l’oubli et la promesse d’une nation qui regarde désormais tous ses enfants, même ceux des sentiers reculés.

À Mimongo, ce 10 juin, l’école n’a pas seulement ouvert ses portes. Elle a rouvert l’espoir.

Jean 1er

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