Ceca-Gadis ferme plus de 40 Gaboprix pour éviter la crise

La Ceca-Gadis s’engage dans une restructuration majeure. Dans un entretien accordé au journal L’Union le 14 novembre 2025, l’administratrice-directrice générale, Isabelle Essonghe, a confirmé une série de fermetures au sein du réseau Gaboprix. Sur les 103 points de vente actuellement présents sur le territoire, seuls un peu plus de 60 continueront de fonctionner.

Entérinée lors du dernier Conseil d’administration, cette décision vise à éviter une aggravation irréversible de la situation financière du groupe.
« C’est la seule option pour prévenir une crise susceptible d’entraîner la disparition de l’entreprise », reconnaît l’ADG.

La direction assume ainsi un recentrage stratégique, après huit années marquées par un recul régulier. Depuis la fin, au 1ᵉʳ janvier 2018, de l’appui financier de l’État, Ceca-Gadis avait tenté de préserver son modèle de distribution de proximité. Mais la dynamique économique n’est plus au rendez-vous.

Durant plus d’un demi-siècle, l’appui de l’État avait permis au groupe de garantir des prix raisonnables, maintenir une offre accessible partout dans le pays, y compris dans les zones les plus isolées, et participer à l’aménagement du territoire. La disparition de ce dispositif a profondément déséquilibré le fonctionnement du réseau.

Les chiffres de l’exercice 2024 confirment la détérioration :

chiffre d’affaires en baisse de 4,8 % ;

résultat d’exploitation en recul de 13 % ;

résultat net en chute de 18 %, la perte la plus importante de l’histoire de la société.

Dans ce contexte, maintenir l’intégralité des magasins n’était plus envisageable. Une soixantaine de magasins Gaboprix resteront opérationnels dans l’immédiat. Les fermetures affecteront les provinces de l’Estuaire, de la Ngounié, de la Nyanga, de l’Ogooué-Lolo, du Haut-Ogooué, du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Ivindo.

Et cette étape pourrait ne pas être la dernière. Isabelle Essonghe avertit que d’autres fermetures pourraient suivre « si la situation l’impose ».

Le groupe, également propriétaire des enseignes Cecado, Maxigros et Intergros, engage ainsi une refonte profonde de son organisation. L’objectif est de sauver l’entreprise, préserver l’essentiel et reconstruire un modèle pérenne, dans un environnement économique devenu particulièrement exigeant.

Clemy

 

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