La Transition franchit une étape décisive. La Cour constitutionnelle valide la loi organique du CESEC et ouvre la voie à l’installation rapide de son Bureau.
Réunie en urgence le mardi 24 décembre 2025, veille de Noël, elle a déclaré conforme à la Constitution la loi organique n°040/2025 relative au fonctionnement et à la désignation des membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC).
La saisine émanait du chef de l’État et du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. Il s’agit de respecter le calendrier officiel de sortie définitive de la Transition avant la fin de l’année 2025.
Présidée par Dieudonné Aba’a Owono, la Cour a procédé à des corrections matérielles ciblées. Elles visent à combler les insuffisances de l’ancienne loi organique, devenue inadaptée aux nouvelles missions et à l’architecture élargie de l’institution.
Ces ajustements lèvent les risques de contestation juridique. Ils sécurisent l’élection des membres du Bureau et garantissent un fonctionnement stable du CESEC.
L’ex-Conseil économique, social et environnemental (CESE) change de dimension. Il devient le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). La culture intègre désormais son champ de compétences.
Une évolution, qui renforce le rôle consultatif de l’institution auprès de l’exécutif, dans un contexte de refondation institutionnelle. Un calendrier désormais maîtrisé Avec cette validation, le compte à rebours est lancé.
Selon des sources gouvernementales, le nouveau Bureau du CESEC pourrait être connu dès le début de la semaine prochaine. Cette étape était attendue. Elle conditionnait la suite du processus de Transition.
Dernière ligne droite de la Transition La mise en place complète des institutions se précise. La désignation des membres de la Cour constitutionnelle permanente constituera la dernière étape formelle de la Transition politique ouverte le 30 août 2023.
Le signal est clair. Sur le plan juridique, les obstacles tombent. Et Sur le plan politique, le temps presse.
Ethan De Sillon
