Pendant trois jours, les 32e Journées de la Société Gabonaise de Chirurgie ont offert un cadre d’échanges scientifiques et médicaux intenses. Organisées par la Société Gabonaise de Chirurgie (SOGACHIR), ces journées ont réuni des professionnels de santé venus des quatre coins du Gabon. Conçu comme un carrefour de savoir et d’expertise, cet événement a permis de partager des connaissances, d’apprendre et de perfectionner les pratiques chirurgicales.
La première journée a été consacrée à des ateliers pratiques. Les participants ont eu l’opportunité de se perfectionner dans des domaines spécifiques de la chirurgie, tels que la coloscopie, la trachéotomie et le montage des plâtres.
Ces ateliers ont non seulement renforcé les compétences techniques des chirurgiens, mais ont aussi mis en lumière l’importance de la formation continue dans un environnement médical en constante évolution.
Les journées du 30 et du 31 ont été marquées par des discussions approfondies sur des thématiques pointues et des cas cliniques variés. La chirurgie maxillo-faciale, urologique, ophtalmologique, digestive, orthopédique et pédiatrique ont été particulièrement mises en avant, avec pas moins de 11 sessions thématiques.
Au total, 80 communications scientifiques ont été présentées, chacune visant à améliorer la pratique chirurgicale, tant au Gabon qu’à l’international.
Le thème central de cette année, « La chirurgie et ses complications« , a permis d’ouvrir un débat sur les défis quotidiens auxquels les chirurgiens sont confrontés.

Le constat est clair, bien que le Gabon se rapproche des standards internationaux en matière de résultats chirurgicaux, des efforts supplémentaires sont nécessaires. « Il nous faut davantage de formations pour élargir notre réseau de chirurgiens spécialisés, ainsi qu’un renforcement de l’éthique dans toutes nos pratiques« , a souligné le Professeur Tatiana Mba Aki, présidente du comité d’organisation.
La journée du 31 mars a été particulièrement marquante, avec des exposés sur des sujets d’actualité en chirurgie. Parmi les interventions on note l’exposé sur la prise en charge coelioscopique des urgences digestives non traumatiques à l’Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda, où 438 cas ont été traités, ainsi que les particularités des urgences chirurgicales digestives en période de grossesse au Centre Hospitalier Universitaire Régional Amissa Bongo de Franceville. Les infections post-opératoires en neurochirurgie ont également été au cœur des débats, avec un focus sur les cas traités au Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo.
Ces exposés ont été animés par des experts reconnus, captivant l’audience par des analyses approfondies et un professionnalisme indiscutable.
En somme, ces journées ont permis d’établir un état des lieux global de la chirurgie au Gabon. Bien que des progrès soient visibles, des défis subsistent. La recommandation la plus forte reste de renforcer la formation des chirurgiens, de diversifier les spécialités chirurgicales et de respecter des normes éthiques strictes afin de garantir des soins de qualité.
Jean 1er
