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Cour constitutionnelle : le serment du retour à l’ordre constitutionnel

Ce lundi 29 décembre 2025. Au Palais de la Constitution, les neuf juges de la Cour constitutionnelle ont officiellement prêté serment devant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une cérémonie solennelle. Un signal politique fort.

À la tête de la haute juridiction, Dieudonné Aba’a Owono. Élu quarante-huit heures plus tôt par ses pairs, il entame, avec huit collègues, un mandat de huit ans. Une séquence institutionnelle clé à l’orée de la Ve République.

Main gauche posée sur la Constitution, chaque juge a juré de remplir ses fonctions « avec neutralité, impartialité et réserve », conformément à l’article 124 de la loi fondamentale. Le cérémonial est précis. Le symbole est puissant. L’État réaffirme la primauté du droit.

Le Chef de l’État a salué les nouveaux promus. Il a surtout fixé le cap. Rigueur. Indépendance. Intérêt supérieur de la Nation. Trois exigences pour une institution appelée à arbitrer les grands équilibres démocratiques.

La Cour constitutionnelle est la gardienne de la loi fondamentale. Elle veille à la régularité des élections. Elle protège les droits et libertés. Dans un contexte de fortes attentes citoyennes, sa crédibilité est déterminante.

Le choix de Dieudonné Aba’a Owono s’inscrit dans cette logique. Magistrat expérimenté, figure reconnue, il a contribué, durant la Transition, à restaurer l’image et l’autorité de la Cour. Régulation des institutions. Lisibilité des décisions. Rayonnement continental. Le bilan a pesé.

En marge de la cérémonie, le président de la République s’est entretenu avec les juges sortants. Hommage appuyé. Remerciements pour le travail accompli durant la Transition. Un passage de relais assumé.

Dans un message adressé aux neuf juges, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé l’enjeu : « Une étape majeure qui scelle le retour à l’ordre constitutionnel normal. »

Mandat de huit ans, renouvelable aux deux tiers. Responsabilité élevée. Pression légitime. La Cour est attendue sur les grands rendez-vous électoraux et les arbitrages sensibles à venir.

La cérémonie du 29 décembre n’est pas qu’un rite. Elle consacre l’ambition d’un État de droit consolidé. D’institutions fortes. D’une gouvernance crédible. Le serment est prêté. L’épreuve commence.

Jean 1er

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