Déchets ménagers : l’État face à l’impasse de Mindoubé

La question des ordures ménagères revient au cœur de l’agenda gouvernemental. Ce lundi 2 février 2026, au ministère de la Planification, le Comité de pilotage des projets de fermeture de la décharge de Mindoubé et de construction du Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) de Nkoltang s’est réuni sous la présidence du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba.

‎Cette rencontre n’avait rien d’une réunion de routine. Elle marque la reconnaissance officielle d’un échec structurel dans la gestion des déchets du Grand Libreville.

‎Exploitée bien au-delà de ses capacités initiales, la décharge de Mindoubé est aujourd’hui techniquement et écologiquement obsolète. Les alertes sont connues, désormais documentées.

Pollution des eaux superficielles et des nappes phréatiques par les lixiviats, émissions non maîtrisées de biogaz, instabilité du site avec des risques de glissements de terrain, exposition prolongée des populations riveraines à de multiples dangers sanitaires.

‎Face à cette accumulation de menaces, le statu quo n’est plus une option. La présence conjointe de la ministre de la Planification, du ministre des Travaux publics et du ministre des Eaux et Forêts, en charge de l’Environnement, traduit la volonté d’une approche transversale.

‎L’État entend ainsi corriger une gouvernance fragmentée qui, pendant de longues années, a ralenti les prises de décision. Les maires des quatre communes du Grand Libreville, directement confrontés à la pression sociale et environnementale, ont également pris part aux échanges.

‎L’opérateur Clean Africa, pilier du service public de collecte des déchets, était au centre des discussions. Des solutions techniques sous contrainte de temps

‎Les alternatives explorées par le passé n’ont jamais abouti, en raison d’un manque de coordination, de contraintes financières et de blocages opérationnels.

‎Cette fois, une offre technique et financière de la société française SUEZ a retenu l’attention. Elle prévoit une fermeture progressive de la décharge de Mindoubé, couplée à la mise en service d’un casier transitoire conforme aux standards internationaux.

Un dispositif conçu pour éviter toute rupture du service public, tout en préparant l’entrée en fonction du futur CTVD de Nkoltang.

‎Dans l’immédiat, l’urgence impose une solution rapide. La proposition de MIKA Services pour la construction du casier transitoire a ainsi été examinée et jugée satisfaisante.

‎Au-delà des annonces, le véritable enjeu reste celui de l’exécution. Conscient des retards accumulés, le Comité de pilotage a validé un calendrier strict de réunions de suivi, envoyant un signal fort tant à l’administration qu’aux partenaires techniques.

Avec le président Oligui Nguema, le temps des diagnostics est révolu. Celui des résultats commence.

Clemy

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