Dominique Douma, le retour aux sources musicales sous le signe de la bénédiction

Le 8 janvier, l’Institut Français de Libreville a vécu une soirée rare. Dense. Chargée d’émotion. Dominique Douma est remonté sur scène. Cette fois, en musicien. Et le public a répondu présent.

Artistes, proches, passionnés de culture. Tous réunis pour ouvrir l’année en musique. Une musique habitée. Une musique mémoire. Une musique message.

Connu du grand public pour son parcours théâtral, Dominique Douma a opéré un retour assumé à ses premières amours. La chanson. La scène musicale. Un retour sans nostalgie, mais avec conviction. « La musique accompagne nos joies comme nos peines », a-t-il rappelé. Une phrase simple. Une vérité universelle.

La soirée a pris une dimension symbolique lorsque la pluie s’est invitée. Fine. Persistante. En Afrique, la pluie est un signe. Une bénédiction. Pour l’artiste, elle sonnait comme une confirmation. Celle d’un chemin retrouvé. « J’ai reçu la bénédiction. Je continue selon la voie des ancêtres », a-t-il confié, ému.

Sur scène, Douma a déroulé un répertoire ancré dans les années 1980-1981. Un voyage dans le temps. Mais aussi dans l’actualité. Avec « Moutane », il dénonce l’égoïsme social. Un thème toujours brûlant. Avec « Michelina », il célèbre l’amour. Intime. Éternel. Une femme. Une muse. Une mémoire.

Le concert a aussi été un acte culturel fort. Un hommage au patrimoine africain. En saluant Franklin Bukaka, Dominique Douma affirme son panafricanisme. La musique comme pont. La scène comme espace de fraternité. Des musiciens venus d’horizons divers ont uni leurs talents. Sans frontières. Sans barrières.

Dans la salle, l’émotion était palpable. Le Dr Moussadji, enseignant à l’Université Omar Bongo, n’a pas mâché ses mots. « Dominique Douma est un géant. Du théâtre. Et de la musique », a-t-il déclaré.

Pour beaucoup, la soirée fut une révélation. Celle d’un artiste total. Polyvalent. Engagé. Le message est clair. La culture doit vivre. Résister. Se projeter. « 2026 doit être une année artistique et culturelle », a lancé Douma. Un appel direct aux créateurs. Ne pas renoncer. Ne pas se taire. Continuer à produire du sens.

Rires. Applaudissements. Chants partagés. L’atmosphère était chaleureuse. Presque familiale. La musique a fait son œuvre. Rassembler. Apaiser. Élever.

Ce 8 janvier n’a pas été qu’un concert. C’était un acte de foi en l’art. Une célébration de la résilience. Un rappel essentiel, la musique reste un langage universel. Elle traverse le temps. Elle guérit. Elle unit. Dominique Douma l’a prouvé. Avec sincérité. Avec force. Avec élégance.

Jean 1er

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