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Fin de transition : pas de cumul pour les ministres élus députés 

La transition gabonaise entre dans son ultime phase. Ce lundi 3 novembre 2025, le ministre de la Réforme des institutions, François Ndong Obiang, a dévoilé le calendrier final qui mènera à l’installation complète des institutions de la Ve République. Une feuille de route précise, qui confirme la fin imminente de la période transitoire et dissipe tout doute sur un éventuel prolongement.

« Ce réaménagement n’est pas une manœuvre politique, mais un acte de discipline juridique », a tenu à préciser le ministre, soucieux de replacer la démarche dans un cadre strictement constitutionnel. L’objectif, explique-t-il, est de « clarifier le cadre légal et de structurer les échéances qui guident notre action commune ».

Le nouveau chronogramme détaille chaque étape du retour à un fonctionnement institutionnel normal :

8 novembre, premier tour des élections sénatoriales ;

11 novembre : élection des maires et présidents de conseils départementaux dans les communes sans arrondissement ;

16 novembre : désignation des maires des grandes communes ;

17 novembre : installation du Bureau de l’Assemblée nationale.

À partir du 25 novembre, date du second tour des sénatoriales, s’ouvrira une séquence institutionnelle particulièrement dense.

13 au 16 décembre : installation du Collège des conseillers du CESEC ;

19 décembre : élection du Bureau du CESEC ;

22 décembre : session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature ;

24 décembre : mise en place du Bureau du Sénat ;

26 décembre : élection du président de la Cour constitutionnelle ;

30 décembre : prestation de serment des nouveaux membres, acte final de la transition.

Mais au-delà des dates, une exigence symbolise l’esprit de cette fin de cycle, les ministres élus députés devront démissionner des publication officielle avant la formation du Bureau de l’Assemblée nationale. Une règle de bon sens, rappelle François Ndong Obiang, inscrite dans la Constitution et destinée à prévenir toute incompatibilité de fonctions.

« La continuité institutionnelle ne peut souffrir d’aucune ambiguïté », insiste-t-il, citant les articles 73 et 84 de la Loi fondamentale ainsi que les dispositions du Code électoral.

Cette clarification, saluée par les observateurs, vise autant à rassurer l’opinion publique qu’à conforter les partenaires internationaux sur la rigueur du processus. « Le chronogramme réaménagé fixe de manière explicite la fin de la transition. Il n’y aura ni glissement ni report », a affirmé le ministre, mettant fin aux spéculations.

François Ndong Obiang a également rendu hommage au président Brice Clotaire Oligui Nguema, dont il a salué « la constance et la fidélité à la parole donnée ». Avant d’ajouter, non sans solennité : « La parole donnée est une dette que l’on paie avec son honneur. »

L’annonce de ce calendrier parachève un processus entamé le 3 mai 2025, lors de la prestation de serment du président Oligui Nguema. D’ici la fin de l’année, le Gabon devrait donc tourner la page de la transition pour ouvrir celle de la Ve République, celle d’un État de droit rénové, fondé sur la légalité, la responsabilité et la réforme de l’État.

Jean 1er

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