Surprise au sommet de l’administration. Lors d’une descente inopinée à la Fonction publique, le président de la République a constaté une absence massive des hauts cadres à leurs postes. La visite a été brève. L’effet, immédiat
Réuni ce 18 décembre 2025, le Conseil des ministres a tranché. Les membres du Cabinet du ministre de la Fonction publique ont été relevés de leurs fonctions. Une décision forte. Un signal clair.
Dans la foulée, plusieurs responsables administratifs ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Il s’agit de :
Le colonel Jonas Sambi, Secrétaire général ;
Elie Christian Aghoma-Molombo, Secrétaire général adjoint ;
Edith Kombila, Directeur général de la Fonction publique ;
Jean Mabicka, Directeur central des Archives et de la Documentation ;
Jacques Ada, Directeur de la Gestion des personnels et du contentieux ;
Zeinabou Mbourouba, épouse Alara, Directeur du Recrutement ;
Teclaire Mekui Owono, Directeur central de la Communication.
Une liste lourde de symboles. Des postes stratégiques. Des fonctions clés dans l’architecture administrative de l’État.
Au-delà des sanctions, le pouvoir exécutif entend réaffirmer un principe fondamental. La présence effective au travail. L’exemplarité. La discipline.
Le ministre de la Fonction publique est désormais chargé de veiller à l’application stricte de ces décisions. Il devra également mettre en place les mesures d’intérim nécessaires. Il s’agit de garantir la continuité du service public.
Cette décision rappelle que l’administration n’est pas un refuge, mais un devoir. Un devoir de rigueur.
Un devoir de loyauté envers l’État et les citoyens.
Le message présidentiel est sans ambiguïté. L’absentéisme administratif n’est plus toléré. La réforme passe par l’exemplarité.
Edouard Dure
