Le choc est brutal. Le signal, sans ambiguïté. Au lendemain d’une Coupe d’Afrique des nations ratée, l’État gabonais a décidé de suspendre l’équipe nationale de football. Le staff technique est remercié dans son intégralité. Thierry Mouyouma quitte la tête des Panthères.
La CAN aura été un long naufrage. Trois rencontres. Trois revers. Aucun point. Aucune victoire. Face au Cameroun, au Mozambique et à la Côte d’Ivoire, le Gabon a sombré sans résistance notable.
Sur le terrain, les limites ont sauté aux yeux. Un collectif désorganisé. Des choix tactiques contestés. Un déficit d’engagement et de créativité. Jamais les Panthères n’ont semblé en mesure d’inverser le cours des matchs.
L’élimination dès le premier tour s’est imposée comme une évidence. Cette sortie prématurée a profondément heurté l’opinion. Elle a surtout alerté les autorités.
L’échec est jugé trop lourd pour rester sans conséquences. Trop éloigné des ambitions affichées. Trop révélateur de dysfonctionnements anciens. La décision est tombée rapidement. Quelques heures après le dernier match.
À l’issue de discussions menées au sommet de l’État. Le ministre des Sports, Simplice Mamboula, en a fait l’annonce officielle le 1er janvier 2026. Le ton est grave. Le moment est solennel.
Pour le gouvernement, il faut marquer une rupture. Mettre fin à un cycle. Et ouvrir une réflexion profonde sur l’avenir du football national.
La suspension de la sélection n’est pas un simple acte symbolique. Elle traduit une volonté de reprendre la main. De revoir les fondations. De questionner la gouvernance, la préparation, la détection et la vision sportive.
Une page se tourne. Une autre reste à écrire. Dans l’incertitude, mais avec l’espoir d’un renouveau. Le football gabonais est désormais face à ses responsabilités.
La refondation annoncée devra être cohérente, courageuse et durable. Faute de quoi, la crise actuelle ne serait qu’un épisode de plus.
Pour les Panthères, l’heure n’est plus aux discours. Elle est à la reconstruction.
Ethan De Sillon
