Ce lundi 27 octobre, la Cour constitutionnelle du Gabon a entamé l’examen d’une soixantaine de recours électoraux, consécutifs aux législatives marquées par la victoire écrasante du parti au pouvoir, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Face aux soupçons de fraude qui entourent le scrutin, les magistrats devront, avec rigueur, trancher ces différentes contestations.
Sous la présidence de Dieudonné Aba’a Owono, la haute juridiction, gardienne de la légalité, se penche sur une montagne de dossiers enregistrés au greffe, nés des contestations liées au double scrutin des 27 septembre et 11 octobre.
Les audiences s’annoncent minutieusement réglées. Les procédures, strictement encadrées, limiteront à cinq minutes les plaidoiries de chaque partie avant que le commissaire à la loi ne formule ses réquisitions. Cette discipline illustre la volonté affichée par la Cour de garantir une justice transparente et équitable.
Au-delà des jugements qui seront rendus, c’est la crédibilité même de la Cour constitutionnelle qui est en jeu. Si elle fait preuve d’impartialité et de rigueur, elle renforcera la confiance des Gabonais dans l’État de droit. À l’inverse, toute défaillance risquerait d’ébranler les fondations de la stabilité démocratique du pays.
Clemy
