Interconnexion Ebebiyin–Bitam : mise au point sur une polémique infondée‎

Les faits démentent les rumeurs. Contrairement aux informations largement relayées sur les réseaux sociaux, le Gabon n’a jamais refusé de payer sa dette liée à l’interconnexion électrique avec la Guinée équatoriale. Les chiffres, les accords et les procédures officielles le confirment.

‎‎Du 02 au 06 février 2026, une mission du Comité mixte bilatéral Gabon–Guinée équatoriale s’est tenue à Djibloho. Elle faisait suite à la mise en service officielle, le 25 février 2025, de la ligne moyenne tension (20 kV) reliant Ebebiyin à Bitam, inaugurée par les Présidents Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Brice Clotaire Oligui Nguema.

‎Cette mission a réuni l’ensemble des acteurs clés du secteur énergétique des deux pays. Étaient présents les Directions Générales de l’Énergie, la SEEG et la SEGESA. Il s’agissait de faire le point sur l’exploitation de la ligne, l’état d’avancement du projet et, surtout, la situation financière liée à la fourniture d’électricité.

‎‎Les travaux ont été formalisés par un procès-verbal signé par toutes les parties. Ils ont permis d’établir une réalité, loin des spéculations numériques.

Le différend observé ne porte pas sur un refus de paiement, mais sur des erreurs de facturation. La SEGESA a reconnu des anomalies sur les factures émises entre août et octobre 2025.

‎‎La société équato-guinéenne s’est engagée à corriger ces factures, en intégrant notamment les retenues liées aux prestations de services, conformément au contrat en vigueur. Les documents corrigés seront ensuite transmis à la Direction Financière de la SEEG, après validation par le ministère équato-guinéen en charge de l’Électricité.

‎Au 31 janvier 2026, avant correction, le montant total facturé s’élevait à 623,07 millions FCFA, dont 257,37 millions FCFA déjà réglés, laissant un solde apparent de 365,69 millions FCFA.

‎‎Après intégration des corrections convenues, le montant réel à payer est ramené à 247,82 millions FCFA. ‎Un ajustement significatif, qui confirme que la situation était en cours de régularisation et non bloquée.

‎‎La SEEG procédera au paiement du solde dès réception des factures actualisées, accompagnées des références bancaires et des documents juridiques requis.

‎‎Sur le plan technique, la coopération progresse. Les deux parties ont validé le principe d’une augmentation du plafond énergétique. La puissance livrée passera de 2 MW à 5 MW à compter du 09 février 2026, avec un objectif contractuel de 8 MW.

‎‎Les conclusions de la mission sont sans équivoque. Le Gabon respecte ses engagements. Les procédures sont suivies. La transparence est totale.

‎‎Affirmer que le Gabon refuse de payer ou viole la convention relève donc de la désinformation. Les accords entre États souverains obéissent à des règles strictes, loin des approximations et des interprétations hâtives diffusées en ligne‎.

‎Les faits sont établis. Les chiffres sont vérifiés. Et le partenariat énergétique entre Libreville et Malabo se poursuit sur des bases solides.

Ethan De Sillon

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