Libreville : traque et saisie d’un réseau de Skunk SK

Quatre jours de filature discrète. Des regards scrutant les allées et venues dans le quartier Soduco, au cœur du 5ᵉ arrondissement de Libreville. Les agents de la cellule anti-drogue de la DGSS savaient qu’un réseau organisé de trafiquants opérait ici. Ce week-end, leur patience a porté ses fruits.

Dans un entrepôt, soigneusement dissimulé derrière des façades banales, une cargaison massive de Skunk SK attendait d’être écoulée. Le chanvre modifié, recherché sur le marché noir, venait d’Afrique de l’Ouest, notamment du Nigeria. Chaque colis témoignait d’une organisation méticuleuse et d’un trafic aux enjeux financiers considérables : une seule plaquette se vendait jusqu’à 250 000 francs CFA.

L’assaut a été rapide, précis, presque silencieux. Doukéré Mamadou, gambien, présenté comme le cerveau de l’opération, a été arrêté. Pour lui, les jours de calculs et de manigances étaient terminés. Pour les forces de l’ordre, la mission ne fait que commencer : identifier les complices, démanteler le réseau, couper les ramifications jusqu’aux mailles les plus fines.

Cette opération n’est pas qu’un succès pour les agents. C’est un message envoyé à toute la société. Le trafic prospère là où le silence et la complicité règnent. La vigilance de chaque citoyen est indispensable. Signaler un comportement suspect, refuser la drogue, protéger les jeunes, c’est défendre la communauté, l’avenir et l’espoir.

Le Gabon, en frappant fort ce week-end, rappelle que ses quartiers ne seront pas des refuges pour la criminalité organisée. La bataille contre les stupéfiants est une lutte pour la santé, pour la jeunesse, pour la stabilité de tout un pays. Dans l’ombre des entrepôts et des filatures, c’est l’avenir du Gabon qui se joue.

Clemy

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