À l’approche des prochaines échéances électorales, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) continue de structurer sa présence sur l’ensemble du territoire. Ce lundi, 25 août 2025, c’est à Makokou, chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo, que le jeune parti a choisi de faire étape, dans une mobilisation politique marquée par la présentation officielle de ses candidats locaux et de ses principaux responsables régionaux.
Organisée dans une atmosphère de ferveur militante, la cérémonie a rassemblé sympathisants, curieux et cadres du parti autour d’un mot d’ordre central, unité, cohésion et engagement pour le changement.
Prenant la parole devant une foule attentive, le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouisi, a donné le ton d’une mobilisation placée sous le sceau de l’efficacité politique. « Mettez-vous autour de nos responsables locaux et de nos candidats. Faites-les gagner. En le faisant, vous aurez fait gagner le projet du Président de la République », a-t-il déclaré. Une manière pour lui d’inscrire l’action de l’UDB dans une logique de partenariat institutionnel et de loyauté envers les plus hautes autorités.
Derrière cette déclaration, une ambition de faire de l’UDB un acteur incontournable du débat politique, capable de capitaliser sur le mécontentement ambiant tout en restant aligné sur les grandes orientations nationales.
Si le ton était résolument mobilisateur, le message comportait également une dimension introspective. Jean Pierre Oyiba, directeur de cabinet du Président fondateur du parti, n’a pas hésité à adresser un message ferme à ceux qui, au sein même du mouvement, alimenteraient les tensions « Rien ne se construit dans la division, la haine, le manque d’amour des uns vis-à-vis des autres », a-t-il lancé, appelant à mettre fin aux querelles internes au profit d’un esprit d’équipe.
Ce rappel à l’ordre suggère que l’UDB, en pleine phase de structuration, doit encore surmonter certaines fragilités organisationnelles pour renforcer sa cohésion et sa crédibilité.
Autre moment fort de la journée, l’intervention de Laurence Ndong, présidente de la Ligue nationale des femmes bâtisseuses, qui a souligné l’importance symbolique de la rencontre de Makokou. « Un nouveau parti politique se crée, et celui-ci vient pour faire les choses autrement. L’espoir du Président Fondateur repose sur nous », a-t-elle affirmé, dans un discours mêlant émotion et détermination.
Par cette prise de parole, l’UDB a également tenu à mettre en avant le rôle moteur des femmes dans la transformation politique et sociale, affirmant son engagement en faveur de l’inclusion et de la diversité des profils au sein de ses structures.
Avec cette étape de Makokou, l’Union Démocratique des Bâtisseurs poursuit sa stratégie d’implantation territoriale et cherche à asseoir sa légitimité en tant qu’alternative aux partis traditionnels. Reste à savoir si cette mobilisation locale se traduira, dans les urnes, par une véritable percée électorale.
Pour l’heure, le pari de l’unité et de la proximité semble guider les pas du parti. Un pari ambitieux, dans un contexte politique où la méfiance des citoyens envers les formations politiques reste forte, mais qui pourrait s’avérer payant si les discours d’aujourd’hui se transforment demain en actes concrets.
Jean 1er
