À Libreville, le vote des Camerounais de la diaspora s’est distingué par une organisation rigoureuse, une mobilisation massive et une ambiance citoyenne à la hauteur des enjeux. Cette journée électorale restera sans doute comme un modèle de participation démocratique réussie à l’étranger.
Dès les premières heures du scrutin, les 15 bureaux de vote installés au Collège Tchoréré ont accueilli un flux continu d’électeurs venus exprimer leur choix dans le calme et la discipline. Sur les 6 000 Camerounais inscrits dans la capitale gabonaise, une grande majorité s’est rendue aux urnes, traduisant un engagement civique remarquable.
L’encadrement du vote, assuré par l’organe électoral ELECAM sous la coordination de M. Ali Aboubakar, 2ᵉ conseiller aux affaires consulaires, a été salué pour sa maîtrise logistique et son professionnalisme. Le scrutin s’est déroulé dans des conditions optimales, avec une gestion fluide des files d’attente, un dispositif de sécurité efficace, et une atmosphère propice à l’expression démocratique.
Le geste symbolique de Mme Ngaeto Zam Édith Félicie Noëlle, ambassadrice du Cameroun au Gabon, venue voter parmi les premiers, a renforcé le message d’exemplarité « Ce scrutin doit absolument être transparent. Chaque citoyen doit voter librement. Le président élu doit incarner l’unité, la paix et le développement du Cameroun»
Si quelques tensions mineures ont été signalées lors du dépouillement, l’intervention rapide et mesurée des forces de l’ordre gabonaises a permis de préserver la sérénité du processus.
À Libreville, la diaspora camerounaise a prouvé qu’elle pouvait non seulement se mobiliser, mais aussi participer à une élection dans un cadre parfaitement structuré, où l’expression du vote s’est faite dans la dignité et le respect des règles démocratiques.
Ce succès organisationnel en terre étrangère constitue un signal fort, la diaspora est non seulement prête à faire entendre sa voix, mais aussi à s’impliquer pleinement dans la construction d’un Cameroun démocratique, apaisé et tourné vers l’avenir.
Ethan De Sillon
