Procès famille Bongo : l’heure de vérité fixée au 10 novembre à Libreville

Le Palais de justice de Libreville s’apprête à vivre un moment judiciaire historique. Le 10 novembre prochain s’ouvrira le procès très attendu de Sylvie Aimée Valentin, épouse Bongo, ancienne Première dame du Gabon, et de son fils Nourredine Valentin Bongo, tous deux au cœur d’un vaste dossier de délits économiques et financiers.

Aux côtés de dix autres prévenus, parmi lesquels Ian Ghislain Ngoulou, Steeve Nzego Dieko, Jessy Ella Ekogha ainsi que les frères Oceni Abdul et Mohamed Ali Saliou, ils devront répondre devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville de faits présumés de malversations et de trafic d’influence.

Lors de sa conférence de presse tenue ce 29 octobre, le procureur général près la Cour d’appel, Dr Eddy Minang, a souligné la rigueur procédurale entourant cette affaire sensible. « Le procès se tiendra dans le strict respect de la loi et des délais requis. Toutes les diligences nécessaires à la tenue d’un procès équitable ont été accomplies », a-t-il assuré.

Le parquet a précisé que les citations et notifications ont été effectuées conformément au Code de procédure pénale, notamment à l’adresse de Mme Bongo et de son fils, située villa Nappe, quartier la Sablière, dans la commune d’Akanda. C’est là qu’ils résident depuis leur mise en liberté provisoire, permettant , conformément à l’article 422 alinéa 2 du Code , une citation à domicile en cas d’absence.

Cette audience s’inscrit dans une session criminelle spéciale exclusivement consacrée aux affaires de délinquance économique et financière. Sur les douze prévenus, dix ont déjà été cités à personne, a confirmé le parquet général.

Dans un contexte politique de transition post-Bongo, marqué par les promesses de transparence du gouvernement actuel, ce procès pourrait devenir un tournant symbolique dans la lutte contre la corruption et l’impunité au Gabon. Entre attentes populaires et enjeux politiques, l’ouverture de ce dossier emblématique s’annonce comme un test majeur pour la justice gabonaise.

Le 10 novembre, la salle d’audience de Libreville pourrait bien devenir le théâtre d’un nouveau chapitre de l’histoire politique du pays celui où la justice tentera de dire le droit face à l’héritage d’un système longtemps jugé intouchable.

Clemy

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