Le procès très attendu de Sylvie Marie Aimée Valentin, épouse Bongo, et d’autres coaccusés, initialement prévu du 21 au 25 juillet 2025, est officiellement reporté. Le nouveau calendrier s’étend désormais du 10 au 14 novembre 2025. L’annonce a été faite ce 7 juillet par le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, le Dr Eddy Minang.
Ce report vise à permettre la présence effective de certains avocats résidant à l’étranger, actuellement en période de vacances. Un choix assumé par le ministère public, dans le souci de garantir un procès juste, équitable et contradictoire.
« Nous devons préserver l’équilibre des droits des parties« , a souligné le procureur général. Un rappel fort, inscrit dans le droit fil de l’article préliminaire du Code de procédure pénale.
Ce report n’est pas un recul. C’est un signal fort du respect des principes fondamentaux de la justice pénale. Le procureur général affirme assumer pleinement sa mission d’information de l’opinion publique, en sa qualité de garant de l’action publique dans son ressort.
Il a également rappelé les conséquences juridiques prévues en cas d’absence non justifiée des accusés. « En matière criminelle, lorsqu’un accusé ne se présente pas malgré une convocation régulière, il peut être jugé selon la procédure de contumace « , a-t-il précisé. Une disposition encadrée par l’article 257 du Code de procédure pénale. Des mandats d’arrêt pourraient alors être émis.
Ce dossier très sensible met en lumière la vigilance accrue des autorités judiciaires face aux exigences de transparence et de rigueur procédurale. L’annonce de ce report illustre la volonté des institutions judiciaires de respecter scrupuleusement la loi, tout en protégeant les droits fondamentaux de toutes les parties.
L’État de droit se construit aussi dans la rigueur des procédures. Au Gabon, la justice avance, sereine mais ferme, dans le respect du droit.
Edouard Dure
